Réaménagement de Sainte-Catherine: Un accueil mitigé | 24 heures
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Réaménagement de Sainte-Catherine: Un accueil mitigé

Le réaménagement de la rue Sainte-Catherine proposé par Montréal a été bien reçu par plusieurs acteurs mercredi, mais l'opposition officielle s'est montrée déçue devant le résultat final.

Le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez, qualifie le projet d’occasion ratée.

«Le concept ne permet pas de relancer ni la rue, ni le centre-ville. Il n’y aura pas de nouveaux commerces qui vont venir au centre-ville avec ce genre de projet là, et c’est de ça que nous avons besoin», estime-t-il.

Selon lui, il faut refaire du centre-ville un lieu d’attraction.

«Ce qu’on nous présente ne pourra pas du tout, mais pas du tout compétitionner le dix 30 et les grands centres d’achats», soutient-il.

Une rue concurrentielle

De son côté, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) se montre enthousiaste devant le projet et affirme que la rue Sainte-Catherine peut concurrence le Dix Trente et les autres grandes artères.

«Ce qui est clair, c’est qu’une grande partie du succès de Sainte-Catherine va dépendre du plaisir qu’on a d’y déambuler. Les espaces pour se reposer sont très importants pour attirer les familles et inciter les travailleurs à rester sur l’heure du lunch ou après le travail», souligne Michel Leblanc, président de la CCMM.

Et si la rue perd 60 espaces de stationnement, il souligne que le maire Denis Coderre a donné l’assurance que chaque place sera compensée, que ce soit par la construction de stationnements étagés ou souterrains.

Deux ans pour se préparer

De son côté, le représentant des commerçants du secteur veut s’assurer que les travaux majeurs, qui débuteront au printemps 2017, soient faits le plus rapidement possible et que l’accès aux commerces soit maintenu pour les piétons.

«Nous avons deux ans pour nous préparer», ajoute André Poulin, directeur général de la Société de développement commercial Destination centre-ville Montréal.

La Ville de Montréal investira 4,9 millions de dollars pour habiller le chantier et s’assurer que les gens ne fuiront pas le secteur à cause des travaux.

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