Jaromir Jagr et un réputé chef montréalais ouvriront un restaurant | 24 heures
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Jaromir Jagr et un réputé chef montréalais ouvriront un restaurant

La légende vivante Jaromir Jagr et l’ancien choix de première ronde du Canadien de Montréal en 1984, Petr Svoboda, s’associent avec le célèbre chef de sushis montréalais Antonio Park pour ouvrir un restaurant à Prague, dont l’ouverture des portes est prévue pour 2016.

Le chef Park, qui est également juge sur l’émission Chopped Canada sur Food Network, aurait plusieurs projets sur la table, peut-on lire dans les pages du magazine NUVO.

L’homme d’affaires de 39 ans, qui fait référence à «ma ville» lorsqu’il parle de Montréal, reconnaît que son plus gros souhait reste toutefois celui d’ouvrir «le meilleur restaurant coréen» à Montréal.

«Je veux que les gens découvrent la nourriture coréenne. Je reviens toujours à mes racines, et je me considère chanceux d’en avoir autant», a-t-il raconté.

 

De plongeur à grand chef

Par l’entremise de sa cuisine empreinte de ses racines asiatiques et latines, le propriétaire des restaurants Park et Lavanderia, situés dans Westmount, s’est aujourd’hui forgé une notoriété qui va bien au-delà de l’échelle nationale.

Mais le chemin qu’il a parcouru pour s’y rendre n’a pas été de tout repos.

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Antonio Park passe la grande majorité de son enfance en Amérique latine, où il partage son temps entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil.

Ses géniteurs sont propriétaires d’une petite buanderie locale spécialisée dans le nettoyage des jeans (c’est d’ailleurs de là que l’inspiration pour son deuxième restaurant [Lavanderia] lui viendra, NDLR).

Park et sa famille plient ensuite bagage et mettent le cap sur Montréal, où ses parents ouvriront une ribambelle de supermarchés et de dépanneurs. Il est alors âgé de 15 ans.

«J’ai appris à faire l’inventaire, les commandes, la comptabilité, le nettoyage et l’administration», a-t-il dit au sujet de ses étés passés à l’épicerie familiale.

C’est cependant aux côtés de sa mère que Antonio Park apprend les rudiments de la cuisine.

À 16 ans, il décroche son premier boulot dans un restaurant chinois. Plus précisément à la plonge.

«J’aimais travailler avec toute cette eau, a-t-il souligné. Je pense que mon amour pour l’eau s’est éventuellement traduit en amour pour le poisson.»

Partir pour mieux revenir

Après avoir fait ses classes dans le restaurant de sa sœur, Park prend la décision de s’expatrier à Tokyo, au Japon, afin d’approfondir ses connaissances dans les sushis à l’école culinaire Michiba.

«Il y a une différence entre aimer la nourriture et connaître la nourriture, a-t-il souligné. Et pour bien comprendre la nourriture, vous devez apprendre la culture qui s’y trouve derrière.»

Une épopée de «quatre années difficiles», selon ses dires. Une expérience qui s’avèrera toutefois très formatrice.

«J’ai appris les valeurs de la cuisine et de la discipline au Japon. Il y a beaucoup de compétition là-bas. [...] Vous devez repousser vos limites.»

Une fois l’aventure terminée, Park revient œuvrer en terre adoptive à Montréal.

Le reste appartient à l’histoire.


Merci à NUVO pour le partage.