Un autre ticket 1875$ pour bruit dans un resto | 24 heures
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Un autre ticket 1875$ pour bruit dans un resto

Aux prises avec un voisin mécontent, un restaurateur montréalais n’en peut plus de cumuler les amendes de 1875 $ pour du bruit et déplore un «excès de zèle» des policiers.

En à peine quatre mois, Antonin Mousseau-Rivard, chef du restaurant Le Mousso, sur la rue Ontario, dans le Centre-Sud, a déjà reçu deux contraventions de 1875 $ en vertu du règlement sur le bruit.

«Si j’avais su que ça allait être si problématique, je n’aurais pas acheté ce local-ci. On a déjà beaucoup investi pour insonoriser le local et on est prêt à trouver d’autres solutions, mais notre voisin ne veut rien savoir», déplore-t-il.

Le jeune restaurateur a exprimé son exaspération sur les réseaux sociaux mercredi, à la suite d’une visite des policiers.

Il se dit déçu de n’avoir aucune compréhension des policiers, qui à deux reprises lui ont collé des amendes salées au lieu de l’avertir.

«La ville donne le permis, car c’est une rue commerciale et les policiers ne donnent même pas d’avertissement seulement des tickets...De 1875 $...», écrivait-il.

En décembre dernier, le SPVM était intervenu au restaurant en plein après-midi un dimanche.

Le SPVM avait indiqué à ce moment-là qu’ils n’ont pas l’obligation «de donner un avertissement avant de remettre une contravention lorsqu’il y a une infraction».

Le chef pourrait ne pas être au bout de ses peines, puisque le règlement prévoit en cas de récidive des amendes pouvant atteindre 12 000 $.

«J’habite le quartier et j’ai déjà téléphoné à la police parce que des jeunes se piquaient devant chez moi et personne n’est jamais venu. Là, on parle de musique d’ambiance dans un restaurant gastronomique et c’est tout de suite une amende», dénonce M. Mousseau-Rivard.

Les plaintes continueront

Alexandre Primeau, le voisin en question, n’a pas l’intention d’arrêter d’appeler la police.

«Mon plancher vibre et je dois augmenter le son de la télévision, c’est inacceptable comme situation», dit-il.

L’homme assure que si le niveau de la musique est «décent», il ne cherchera pas à se plaindre. M. Primeau est catégorique, il refuse aux propriétaires du Mousso d’accéder à son logement.

«Il faut être civilisé. Ils ont des voisins, il doit y avoir du respect et il y a des fois où c’est trop fort. On s’est déjà parlé et je leur ai dit, la solution ce n’est pas d’insonoriser davantage, la solution c’est de baisser la musique», dit-il fermement.

Exaspéré par l’attitude de son voisin, M. Mousseau-Rivard entend se tourner vers les élus de l’arrondissement pour obtenir de l’aide, d’autant plus que son arrondissement est dirigé par le maire de Montréal, Denis Coderre.

Entre temps, il contestera l’amende reçue tout comme il l’avait fait avec la première et dont il est en attente pour l’audition.