Parc/Jean-Talon: une sécurisation qui se fait attendre | 24 heures
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Parc/Jean-Talon: une sécurisation qui se fait attendre

Alors que seulement 22 secondes sont allouées aux piétons pour traverser cinq voies de circulation à l'intersection de l'avenue du Parc et de la rue Jean-Talon, plusieurs exigent que Montréal sécurise l’intersection avant qu’un accident ne fasse de blessés.

L’intersection qui est située à quelques pas de la station de métro Parc est très achalandée. Entre 16h30 et 17h30 seulement, plus de 500 piétons la traversent.

«Il y a un CLSC, une résidence pour personnes âgées et plus de 2000 étudiants ont des cours chaque jour dans les deux pavillons de l’UdeM situés sur l’avenue du Parc», souligne Nicolas Lavallée, vice-président de la Fédération des associations étudiantes des campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM). 

M. Lavallée demande à la Ville de passer à l'action et de trouver au moins des mesures temporaires pour rendre la traversée des piétons plus sécuritaire, d'autant plus que l'an dernier, une pétition de 1085 noms avait été déposée.

«On comprend qu’il y a des processus, qu’une étude de circulation se fait, mais il faut trouver des solutions temporaires en attendant de revoir la configuration de l’intersection», dit Nicolas Lavallée, vice-président de la Fédération des associations étudiantes des campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM).

Diminuer une voie

À la Direction de santé publique de Montréal, le médecin Patrick Morency explique qu’une des façons d’assurer la sécurité des piétons à court terme est de rétrécir leur traversée. 

«Il y a des endroits où enlever une voie de circulation n’a pas d’impact sur la fluidité automobile. Est-ce qu’on a besoin des cinq voies ou la fluidité peut être maintenue avec moins de voies?», questionne-t-il.

Il pense notamment à des bollards pour enlever une voie de circulation ou encore du marquage au sol.

Pas de changement avant l’automne

À l’arrondissement, bien que le problème soit connu, on estime que s’il existe des mesures temporaires elle ne pourront être implantées avant la fin de l’été. 

«Ce secteur a été ciblé pour une étude de circulation. On est en plein dedans. On prend ça au sérieux, mais ce n’est pas juste une question de feu de circulation», a indiqué Anie Samson, mairesse de l’arrondissement.

L’étude de circulation doit être complétée d’ici l’été. Par la suite, l’arrondissement évaluera si des mesures temporaires pourraient être apportées en attendant d’en implanter de façon permanente.

«On espère que ça ne prendra pas d’accident grave pour que la Ville agisse plus rapidement», remarque M. Lavallée.

Du côté du Service de police de la Ville de Montréal, il n'a pas été possible de savoir le nombre d'accidents à cette intersection. Le SPVM nous a référé à la Loi d'accès à l'information pour obtenir les données. 

Moins de sécurisation que prévu

Montréal n’a réussi à sécuriser que 89 des 100 intersections qu’elle visait rendre plus confortable pour les piétons l’an dernier, alors que des citoyens réclament davantage de sécurité aux intersections.

Selon un bilan présenté en début d’année, la Ville projetait d’intervenir sur 100 intersections pour notamment mettre aux normes les feux de circulation, reconfigurer un carrefour ou implanter du marquage au sol.

L’écart entre la cible de 100 intersections et ce qui a été réalisé est dû à des enjeux de planification dit la Ville.  

«La planification est une première étape, élaborée plusieurs mois à l'avance, et implique que certains facteurs doivent être pris en considération avant d'entrer en phase de réalisation. Certains projets sont reportés pour laisser place à des projets prioritaires», explique Geneviève Dubé, porte-parole à la Ville.

Montréal devrait dévoiler dans les prochaines semaines ses objectifs pour l’an prochain.