Verdun au rythme de l’Écosse | 24 heures
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Verdun au rythme de l’Écosse

L’arrondissement de Verdun a été pris d’assaut par la tradition écossaise, alors que se sont succédé combats médiévaux et compétitions d’hommes forts dans le cadre des 39e Jeux écossais de Montréal.

Dimanche, Verdun vibrait aux sons des traditionnels ensembles de tambours et cornemuses écossais, en plus des danses des Highlands. Le public présent au parc Arthur-Therrien en a eu plein la vue avec des compétitions incluant les lancers du tronc d’arbre, de la gerbe, du marteau et de la pierre.

«Je suis né avec le goût de lancer des choses lourdes», laisse savoir Jason Baines, originaire de Montréal et classé huitième au Canada comme athlète de poids lourd. Pour l’homme de 37 ans, rien n’est plus normal que de lancer des marteaux (entre 16 et 22 livres) et des troncs d’arbres (Caber) dont le poids peut aller jusqu’à 140 livres et la longueur, plus de 6 mètres. Cette dernière catégorie est généralement ce que le public, estimé à plus de 6000 personnes présentes au parc Arthur-Therrien, aime le plus.

Fidèle à la tradition, tout est exécuté en portant le kilt, dont un coup de vent permettrait de répondre à la question que tous se posent...

Combats en armure

Une équipe de championnes mondiales de combats médiévaux a prouvé aux spectateurs que la discipline n’est pas exclusivement masculine. Armées de leur épée et leur équipement de plus de 50 livres, dont un casque de métal très lourd minimisant l’oxygène, les quatre pionnières québécoises de combat féminin ont bravement combattu en duel avec des hommes, sous un soleil de plomb.

«C’est un sport de combat et les gars peuvent être un peu machos, mais on a fait notre place. Ils nous respectent, et on se bat avec eux sans problème», explique Bénédicte Robitaille.

Point de vue historique

Nul besoin d’avoir des racines écossaises pour participer aux célébrations.

«Des jeux comme ceux-ci sont importants ici d’un point de vue historique, car il y avait une grande population écossaise chez les premiers arrivants, explique Sylvain Jetté, porte-parole de l’évènement. Aussi, on veut rendre accessibles les compétitions d’hommes forts, que tout le monde connait, et la cornemuse, qui fascine.»

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