Vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: caméras de surveillance réclamées | 24 heures
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Vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: caméras de surveillance réclamées

Après 25 commerces vandalisés en neuf mois, le maire d'Hochelaga-Maisonneuve réclame des caméras de surveillance pour prévenir le vandalisme anti-embourgeoisement dans son quartier.
 
Lundi matin, les cinq commerçants vandalisés s'affairaient à balayer le trottoir des éclats de leur vitrine et à nettoyer la peinture projetée dans leurs locaux pendant la nuit. Les policiers patrouillaient à pieds et en voiture sur la rue Sainte-Catherine Est. 
 
«On ne peut pas mettre à répétition des commerçants dans des situations comme ça. Il faut raffiner des techniques d'enquête et porter des accusations dans les plus brefs délais. Pour arriver à ces objectifs là, il faut qu'il y ait des caméras de surveillance», affirme Réal Ménard.
 
Le commandant du poste de quartier d'Hochelaga-Maisonneuve, Martial Mallette, confirme qu'un plan de déploiement de caméras de surveillance est actuellement en cours. «Mais je ne peux pas donner d'échéancier», précise-t-il. Il ne sait pas non plus si ces évènements accélèreront le processus d'implantation de ces caméras.
 
Rappelons que le maire Denis Coderre évoquait en 2014 le besoin d'installer plus de caméras dans certains secteurs chauds de la Ville.
 
Selon des témoins, une dizaine de vandales cagoulés ont cassé les vitrines avant de projeter, dans certains commerces, de la peinture à l'aide d'un extincteur modifié.
 
«Même si on avait eu des caméras de surveillance, on aurait peut-être vu des formes sans pouvoir les reconnaître», croit Terrie Schauer, propriétaire de l'agence de gestion immobilière My Room Gestion.
 
Aucun suspect
Même si le SPVM n'est pas en mesure de lier pour l'instant cet évènement à d'autres actes de vandalisme, la scène avait des airs de déjà-vu. La boutique Élektrik Kidz, à quelques portes de là, a été aspergée de peinture bleue en février dernier par des vandales anti-embourgeoisement. 
 
«Ça va trop loin. Je pense qu'il est temps que la police fasse quelque chose pour vrai et qu'elle ne fasse pas juste prétendre qu'elle fait quelque chose», lance le propriétaire Christian Simard, qui déplore que l'enquête du SPVM piétine. 
 
Il n'y a d'ailleurs pas eu d'arrestation pour le vandalisme de février et aucun suspect n'est dans la mire du SPVM.
 
Le commandant Mallette indique que les enquêtes sont «toujours ouvertes» et que l'effectif policier sera augmenté dans le secteur dans les prochains jours.
 
«On est déjà très présents. On a des patrouilleurs à pieds qui passent à tous les jours. [...] Mais les policiers ne peuvent pas être à tous les coins de rue 24h sur 24. Ce genre d'action se déroule très rapidement et c'est difficile de les prendre [les vandales] en flagrant délit», explique-t-il.

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