Moins de restaurants souhaités | 24 Heures MTL
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Moins de restaurants souhaités

Des commerçants du chemin de la Côte-des-Neiges souhaitent avoir moins de restaurants sur leur rue afin de recréer une vie de quartier.

«On veut un mix commercial, on survit grâce aux hôpitaux et aux universités à proximité, mais les restaurants à outrance créent un débalancement et il n’y a plus de vie de quartier», croit Jean Lepage, propriétaire du restaurant Pacini et vice-président de l'Association des Gens d'Affaires de Côte-des-Neiges.

Lundi soir, il déposera d’ailleurs une demande au conseil d’arrondissement afin de contingenter le nombre de restaurants, à l'image de ce qui se fait dans d'autres quartiers.

Cinquante établissements

Sur les 750 mètres qui séparent les chemins Queen Mary de la Côte-Sainte-Catherine, le «24 Heures» a recensé 49 restaurants et cafés. «Et ça c’est sans compter les établissements des rues perpendiculaires», ajoute Virginia Tiseo, propriétaire du Pub McCarold, selon qui il faudrait un «meilleur dosage».

«Ça prendrait une plus grande diversité au niveau des types de commerces, en plus les restaurants qui s’installent sont très similaires», surenchérit David Blair, copropriétaire du Rona qui constate que l’achalandage est plus limité les soirs et fins de semaine.

Copeman réticent

Le maire de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce dit avoir quelques réserves à première vue.

«On va recevoir la demande et l’examiner, mais j’ai certaines réticences à légiférer avec un règlement afin de limiter la concurrence, indique Russell Copeman. S’il y a trop de restaurants sur Côte-des-Neiges, le choix des clients va s’exercer.»

L’ARQ favorable

De son côté, l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ), on se dit favorable à ces contingences utilisées dans plusieurs quartiers.

«À un moment il y a des limites à se cannibaliser [...] parfois une concentration importante de restaurations peut aussi créer une sorte d’exode», confirme François Meunier, de l’ARQ.

Dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, on impose 25 mètres entre deux restaurants depuis plusieurs années sur des portions des rues Sherbrooke Est, Hochelaga ou encore Sainte-Catherine. Dans Rosemont–La Petite-Patrie, cette mesure est aussi appliquée depuis 10 ans dans certains secteurs alors que le Sud-Ouest a voté un règlement similaire le mois dernier.

«Malgré la règle du 25 mètres, Montréal demeure la ville plus de restaurant par habitant au Canada», souligne M. Meunier.

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