Festival OUF!: pas que pour les Guignols | 24 heures
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Festival OUF!: pas que pour les Guignols

Programmer des spectacles inédits, proposer un festival mêlant marionnette, théâtre d’objets et déambulatoire, en invitant tout ceux qui veulent bien y participer : les organisateurs du festival OUF! proposent une fête iconoclaste et joyeusement marteau.

Une poignée de bénévoles s’activent dans le pavillon vide du parc Saint-Viateur, qui se transformera sous peu en grand cabaret de marionnettes bardé de lumières, proposant au passage une cantine, un bar, une allée des merveilles, un coin des artisans et même des projections d’ombres sur la tour du belvédère.

«Ce qui nous distingue, c’est vraiment notre aspect festif», souligne avec justesse le directeur général du festival OUF!, Jocelyn Sioui. Pendant plus marginal et éclaté du Festival Casteliers, le OUF! est un peu le laboratoire qui permet à quiconque le veut bien de tester son talent de marionnettiste.

«On offre une tribune à tout ce qui se fait en marionnette. On fait le pari de donner une chance à des gens qui n’ont jamais présenté, ou à des artistes qui veulent tester du nouveau matériel, ou expérimenter avec un nouveau médium artistique», énumère Jocelyn Sioui, qui admet en riant faire le pari un peu fou de présenter une majorité de spectacles qu’il n’a pas vus au préalable.

Souvent de courte durée, les numéros présentés au OUF! proviennent d’une multitude d’univers créatifs. «Il y a une diversité incroyable des médiums, qui vont de la marionnette, au théâtre d’objets, aux œuvres déambulatoires, et même au théâtre de rue!», explique Mylène Guay, marionnettiste au sein du collectif l’Infâme et également coordonnatrice à la logistique pour le festival.

Un art pour les grands

Détrompez-vous : le OUF! est loin d’être un festival pour enfants. «Pour quelqu’un qui ne connaît pas ça, le festival est un bon moyen de défaire ses préjugés», souligne Mylène Guay.

Ne se heurtant à aucune limite physique, la marionnette sied bien les créations au propos plus subversif ou décalé. «Par exemple, il n’y a pas de limite de douleur. Si je lance Mylène par terre, elle va avoir mal, tandis que ma marionnette je peux la lancer sur le mur, la laisser tomber par terre, illustre Jocelyn Sioui en éclatant de rire. Tout ce que tu peux faire au théâtre, tu peux le faire à moindre coût, et en exagérant tes effets car tu contrôles ton espace.»

Cela implique également pour les interprètes d’être en arrière-scène, et de laisser toute la place à une figurine, à la matière, qui doit à elle seule réussir à charmer le spectateur. «Il ne faut pas essayer de résister, mais d’ouvrir son imaginaire. Si on accepte de plonger, on peut se faire transporter dans un tout autre univers», affirme Mylène Guay.

Laissez vous donc emporter par le festival OUF!, qui aura lieu du 4 au 12 mars au pavillon du parc Saint-Viateur, dans Outremont.