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Une boucherie vandalisée par des végétariens

Une boucherie du secteur Griffintown de Montréal a été la cible d’un acte de vandalisme revendiqué des végétariens.

Les propriétaires Boucherie Grinder ont constaté, mercredi matin, que deux briques porteuses de messages haineux avaient été lancées dans la vitrine donnant sur le réfrigérateur où les pièces de viande sont entreposées.

«On a été chanceux parce que la fenêtre est solide, elle n’a pas brisé, mais ç’a quand même marqué la vitre », affirme Charles Bizeul, propriétaire associé de la Boucherie Grinder, sur la rue Notre-Dame Ouest.

Il s’agit du premier événement de vandalisme dont est victime la boucherie ouverte depuis maintenant trois ans.

Cet acte, qui semble pour l’instant isolé, pourrait être le premier d’une série selon le message laissé avec les briques.

Charlotte R. Castilloux, 24 Heures.

 

«Ceci est un acte végétaire (sic). Nous considérons que votre établissement hideux et infect nécessite depuis longtemps une intervention ostensible. Cessez de mutiler et de vendre les animaux non humains. À partir d’aujourd’hui, 27 juin 2017, de plus en plus d’institutions spécistes (sic) comme la vôtre se verront vandalisées à Montréal. Merci de comprendre que les animaux, comme les êtres humains, ne sont pas à vendre. Ensemble pour un futur 100 % végétaire (sic) », peut-on lire sur le papier.

Alors que sa boucherie est décrite comme « hideuse et infecte » par les vandales, M. Bizeul ne s’en fait pas.

Il estime même que les assaillants passeraient mieux leur message s’ils utilisaient d’autres méthodes que le vandalisme et s’ils visaient les grands joueurs, qui travaillent en masse et traitent moins bien leurs animaux.

«Ces gens-là ne s’attaquent pas aux bonnes personnes. On est une petite boucherie de quartier s’efforce d’être saine», explique-t-il.

C’est d’ailleurs dans une optique du bien-être des animaux que la Boucherie Grinder choisit ses fournisseurs.

«On travaille avec des produits locaux et avec des petites fermes où les animaux sont bien traités», précise M. Bizeul qui travaille à rendre la consommation de viande moins néfaste.

La vitrine de la boutique expose les pièces de viande pour sensibiliser la clientèle.

«On veut que les gens prennent conscience de ce qu’ils ont dans leur assiette, que ça ne vient pas déjà en steak», poursuit le propriétaire.

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