Les restaurateurs s’attendent à plus de quiétude | 24 heures
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Les restaurateurs s’attendent à plus de quiétude

Les restaurateurs espèrent que la nouvelle limite de vitesse de 30 km/h apporte plus de quiétude aux clients sur leur terrasse, mais ne se font pas non plus d’illusion.

«C’est positif, ce sera plus sécuritaire pour les gens sur la terrasse, pour les piétons, admet Cynthia Ferrera, assistante propriétaire du Vasco Da Gama sur la rue Peel. Il y aura toujours ceux qui vont dépasser la limite, mais de façon générale, les automobilistes vont se dire que si la limite est 30 km/h, c’est qu’il y a une raison.»

La terrasse du Vasco Da Gama, comme plusieurs autres terrasses sur la rue, est collée aux voitures qui y circulent. Si bien que Mme Ferrera se rappelle qu’un camion a déjà accroché la terrasse en dépassant la limite de vitesse.

Le maire de Montréal a annoncé lundi que d’ici le printemps 2018, toutes les artères des quartiers centraux de Montréal auront une limite de vitesse de 40 km/h et les artères commerciales de 30 km/h.

Circulation déjà limitée

Un peu plus haut sur la rue Peel, le directeur du restaurant Houston, Andrew Lévesque, estime plutôt que cela n’aura pas d’impact marqué. «Parce que de toute manière, c’est déjà difficile de rouler à plus de 30 km/h au centre-ville. Mais ce n’est pas une mauvaise chose pour la sécurité des piétons», dit-il.

Même son de cloche du côté de la Société de développement commercial de l’avenue du Mont-Royal qui verra aussi sa vitesse baisser officiellement à 30 km/h. «Mais dans les faits, la circulation ne va jamais plus vite que 30 ou 35 km/h à l’heure actuelle», admet le directeur général Charles-Olivier Mercier.

Il croit tout de même qu'une limite de vitesse de 30 km/h est bénéfique pour les piétons et cyclistes et pourrait même permettre aux automobilistes d’être plus attentifs aux vitrines des magasins.

30 km/h sur Masson

Sur l’avenue Masson, la limite est déjà passée de 40 km/h à 30 km/h au début de l’année. «Honnêtement, on n’a pas vu un grand changement, indique lui aussi Kheir Djaghri, directeur général de la Promenade Masson. Les obstacles naturels, comme les panneaux d’arrêts et les passages piétons ne permettaient déjà pas de dépasser les 35 km/h.»

M.Djaghri croit tout de même que ces changements permettent de limiter la pollution sonore venant des voitures et un plus grand sentiment de sécurité pour les piétons et les cyclistes, surtout à l’extérieur des heures de pointe, là où il peut être plus facile de prendre de la vitesse.