Requête en Cour supérieure: l’échéancier du REM ne sera pas repoussé | 24 heures
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Requête en Cour supérieure: l’échéancier du REM ne sera pas repoussé

MONTRÉAL | La requête présentée en Cour supérieure par une coalition de citoyens réclamant de nouvelles consultations publiques sur le Réseau électrique métropolitain (REM) ne retardera pas l’échéancier du projet de 6 milliards $, quelle que soit la décision prise par le juge.

Même si la requête déposée à la fin mars était maintenue par le juge Michel Yergeau, «l’échéancier [du REM] ne serait pas retardé», a affirmé jeudi l’avocate du Procureur général du Québec, Nathalie Fiset, lorsque rencontrée au palais de justice de Montréal.

Dans la requête, on soutient que le droit des signataires à une «consultation effective» a été brimé par le projet de système léger sur rail piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Droits fondamentaux

Après avoir entendu les arguments des avocats du gouvernement du Québec et de la CDPQ, qui ont tenté de convaincre le juge Michel Yergeau de l’irrecevabilité de cette requête, c’était au tour de l’avocat de la coalition citoyenne, jeudi, de présenter ses arguments.

Me Ricardo Hrtschan a entre autres soutenu que des droits fondamentaux concernant «l’environnement, la qualité de vie et l’intégrité» des citoyens qu’ils représentent n’ont pas été suffisamment pris en compte par les promoteurs du REM.

Le recours fait d’ailleurs mention que des «centaines d’hectares d’espaces naturels» seraient menacés par le tracé du REM, qui favoriserait par ailleurs l’étalement urbain dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal.

«Nous, ce qu’on demande, c’est que le projet soit soumis à un vrai processus de consultation publique», a résumé l’avocat, qui considère que celui réalisé l’an dernier par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a été trop court.

«Aucun principe juridique»

Me Nathalie Fiset n’a pas caché son incrédulité à l’égard des propos tenus par l’avocat de la coalition.

«Ce sont des arguments, comment dire, innovateurs et créatifs, mais qui ne se fondent sur aucun argument juridique», a-t-elle déclaré au «24 Heures», ajoutant que la Loi concernant le Réseau électrique métropolitain respectait «la loi sur l’environnement».

Citoyens inquiets

Plusieurs citoyens signataires du recours ont fait part de leurs inquiétudes à l’égard du REM. «Ça risque de changer tout le paysage de l’île de Montréal», a déploré Alison Hackney, qui réside à Senneville.

Le juge entendra vendredi la réplique des avocats du gouvernement du Québec et de la CDPQ, puis prendra sa décision en délibéré.