Montréal, ville sans SIDA | 24 heures
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Montréal, ville sans SIDA

Selon les Nations Unies, il est possible d’éradiquer le VIH de la planète d’ici 2030. Depuis 2014, plusieurs grandes villes à travers le monde ont adhéré au programme ONUSIDA. En décembre dernier, Montréal a été la première ville canadienne à s’engager à vaincre l’épidémie de VIH sur son territoire. Mais comment faire ?

Selon les Nations Unies, il est possible d’éradiquer le VIH de la planète d’ici 2030. Depuis 2014, plusieurs grandes villes à travers le monde ont adhéré au programme ONUSIDA. En décembre dernier, Montréal a été la première ville canadienne à s’engager à vaincre l’épidémie de VIH sur son territoire. Mais comment faire ?

Les relations sexuelles non protégées sont devenues la norme. Surtout chez les jeunes. À la Clinique L’Actuel de Montréal, la moitié des cas de VIH sont des gens de moins de 30 ans qui n’ont pas eu de cours d’éducation sexuelle. Heureusement, le gouvernement a annoncé leur retour.

Car entériner une déclaration ne suffit pas. Pour que le VIH-SIDA devienne chose du passé, il faut un ensemble de mesures et une réelle volonté politique.

Le dépistage, crucial

Un Québécois séropositif sur cinq ignore sa condition. En plus de courir d’énormes risques pour sa santé, il a de fortes chances de transmettre la maladie. Selon le Dr Réjean Thomas, il faut encourager le dépistage fréquent et le rendre plus accessible. « Les traitements actuels permettent d’avoir une charge virale indétectable et de ne plus transmettre le VIH. Si toutes les personnes séropositives étaient dépistées et traitées, il n’y aurait à peu près plus de nouveaux cas » précise le médecin, bien connu pour son engagement dans la lutte au VIH-SIDA et fondateur de la Clinique L’Actuel.

Même si le coût des antirétroviraux a substantiellement diminué au cours des dernières années, pour certains patients, c’est encore trop cher. « Certaines personnes vont cesser leur trithérapie pour des raisons financières, ce qui augmente le risque d’infection », plaide le Dr Thomas.

Aujourd’hui, le VIH ne fait plus peur. Les traitements sont tellement efficaces (un comprimé par jour, peu d’effets secondaires, diminution significative des risques de transmission) qu’on peut avoir une vie « presque » normale. Médicalement parlant. Parce qu’essayer d’apprendre à vos proches, votre nouvelle fréquentation ou votre employeur que vous êtes séropositif. Chaque année, 600 Québécois (surtout des Montréalais) voient leur vie ainsi bouleversée.

Les temps changent

Au milieu des années 80, c’était différent. Mon oncle, l’artiste peintre Jean Vallerand, est mort des suites du VIH-SIDA, trois semaines à peine après avoir reçu son diagnostic.

Personne n’a voulu l’embaumer. Ni à Vancouver, où il vivait depuis plusieurs années. Ni à Montréal, où il avait grandi. C’est tout juste si on a accepté de transporter son cercueil jusqu’ici, afin que nous, sa famille, puissions lui rendre un dernier hommage.

 

  • Ne manquez pas l’émission Mise à jour animée par Sophie Vallerand les lundis 20 h sur les ondes de MAtv.

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