L'art de la candidature spontanée - Vie au travail | 24 heures
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L'art de la candidature spontanée - Vie au travail

Philippe Jean Poirier - 37e AVENUE

 

La candidature spontanée constitue l’une des méthodes les plus efficaces pour trouver un emploi dans le secteur du commerce de détail. Pour preuve, 32 % des employés de ce secteur déclarent avoir décroché leur emploi ainsi. Encore faut-il soigner sa candidature... Nos conseils.

Le premier critère d’embauche des employeurs œuvrant dans le secteur du commerce de détail est « la personnalité et l’attitude » du candidat. Sachant cela, on a tout intérêt à multiplier la fréquence des contacts pour se faire connaître de l’employeur potentiel.

On peut ainsi se présenter en personne, une première fois pour s’informer du processus d’embauche et connaître les besoins de l’entreprise, puis une seconde fois au moment de déposer sa candidature, son CV et sa lettre de présentation en mains propres. On démontre ainsi de l’entregent et une facilité à établir des relations avec autrui, deux atouts recherchés dans ce secteur.

Un autre vecteur pour communiquer sa personnalité à l’employeur potentiel est Internet. Car même si seulement 11 % des commerces de détail avouent effectuer leur recrutement sur les médias sociaux, les employeurs en général ne se privent pas de contre-vérifier les candidatures qu’ils reçoivent par d’autres canaux.

Selon un sondage de CareerBuilder mené en 2017, 70 % des employeurs jettent un œil aux profils numériques des candidats. On prend donc le soin de faire le ménage dans ses photos et dans ses commentaires, aussi bien sur LinkedIn que sur Facebook, et ce, avant d’établir un premier contact avec le commerce ciblé.

Quels éléments mettre de l’avant dans le commerce de détail

Quand on postule pour un poste affiché, on a l’avantage de pouvoir adapter son CV et sa lettre de présentation en fonction de la description du poste. Dans le cas d’une candidature spontanée, il faut trouver les besoins de l’employeur par soi-même.

Le Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre du commerce de détail au Québec 2016-2019 est très utile à cet égard. D’une part, on y apprend quels sont les principaux critères d’embauche pour un poste de vente et de service à la clientèle. Le premier est la personnalité et l’attitude, à 52 %, suivi de l’expérience à 26 % et de la disponibilité à 12 %.

D’autre part, on y fait le portrait de l’employé idéal « du futur », celui qui saura relever les défis des 3 prochaines années dans le commerce du détail. Cet employé a la « passion de son travail », en plus d’être « sociable » et de posséder une « excellente connaissance des technologies et des différents canaux ».

Les deux derniers points sont cruciaux. L’avenir du commerce de détail passe non seulement par une plus grande présence en ligne, mais aussi par un service à la clientèle hautement personnalisé en magasin.

La polyvalence entre la technologie et la sociabilité est un atout majeur à mettre de l’avant. La raison est simple : 75 % des commerces qui font des ventes en ligne gèrent eux-mêmes les commandes, la facturation, la gestion des inventaires et l’expédition. La proportion bondit à 90 % dans le cas des magasins uniques. Il faut donc pouvoir, en tant qu’employé, être capable de porter les deux chapeaux !