Je suis «septique» au sujet des toilettes-robots | 24 heures
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Je suis «septique» au sujet des toilettes-robots

Avez-vous vu les nouvelles toilettes autonettoyantes de Montréal? Gratuites à utiliser, elles sont impressionnantes : très «technos» – on s’y sent en avion –, entièrement automatisées grâce à de multiples senseurs et mécanismes. Justement en raison de leur complexité, j’ai bien peur qu’on les trouve «hors d’usage» un peu trop souvent.

Un mécanisme aussi rudimentaire qu’un robinet activé par détecteur de mouvement se détraque si souvent que nul n’est surpris lorsque ça ne marche pas. Imaginez maintenant la toilette-robot où se conjuguent un grand nombre de mécanismes de ce genre...

Il y a le tableau d’accueil, les voyants, les boutons, la porte automatique, le pèse-personne intégré au plancher (pour éviter qu’un groupe y entre), la minuterie (15 minutes maximum avant réouverture des portes), les systèmes de nettoyage, les multiples censeurs pour activer le séchoirs, le robinet, la savonnière, la chasse d’eau, la distributrice de papier hygiéniques, etc. Et il y aura la canicule cuisante, la rigueur des grands froids, le vandalisme, etc. Mon pronostic : pendant un an ou deux, on les gardera en bon état. Tôt ou tard on lésinera sur l’entretien; devinez la suite.

Photo Louis-Philippe Messier

 

Impeccable

Lorsque j’entre dans la vespasienne-robot près de Berri-UQAM vendredi dernier, non seulement ça ne sent rien, mais il règne une propreté qui évoque la salle d’opération. Le contraire des toilettes infectes des chalets de parcs municipaux. Pour les gens dédaigneux, voilà le monde l’envers : un cabinet public plus hygiénique que l’immense majorité des cuvettes domestiques.

Chacune a coûté, dit-on, près d’un quart de million, alors profitez-en pendant qu’elles fonctionnent.

Photo Louis-Philippe Messier

 

«AirPNP», c’est fini

Il y a quelques années une application appelée comiquement AirPnP (jeu de mot avec AirBnB et la lettre p – en anglais pi – comme dans pipi) permettait d’agencer des promeneurs à la recherche d’un lieu où se soulager et des particuliers ou commerçants prêts à laisser utiliser leurs toilettes en l’échange d’un montant ; mais ça n’existe plus. J’ai essayé pour vous l’application Toilet Finder (Où sont les toilettes?) qui recense des lieux d’aisance parfois fermés et qui omet certains autres qui sont fonctionnels... souvent plus frustrant qu’utile, hélas !

Pour quiconque déambule à Montréal, la méthode la plus simple de trouver où se soulager, ça va rester de demander poliment si l’on peut utiliser la toilette du café ou restaurant... comme on le fait depuis la fermeture de nos «camiliennes» dans les années 1980 à la faveur de la multiplication de restos-minutes (McDo, Dunkin, Tim, etc.) avec des salles-de-bain accueillantes et régulièrement entretenues.