La STM rêve d’une plateforme numérique de mobilité intégrée | 24 heures
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La STM rêve d’une plateforme numérique de mobilité intégrée

Les déplacements des Montréalais pourraient bientôt être simplifiés alors que la Société de transport de Montréal (STM) compte créer une plateforme numérique intégrant les services de vélos en libre-service et d’autopartage de la métropole à son offre de transport.

«On veut que les gens puissent se déplacer en passant d’un mode à l’autre sans soucis», a déclaré le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb, lors d’une conférence mardi à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Depuis l’an dernier, la STM est en pourparlers avec plusieurs entreprises de la région, parmi lesquelles on compte l’organisme BIXI de même que les entreprises Communauto, Netlift et Taxelco, qui est notamment propriétaire de Téo Taxi.

Actuellement, les clients de la STM peuvent par exemple prendre un vélo en libre-service avec leur carte OPUS de même que déverrouiller une voiture de Communauto.

Les citoyens qui multiplient les modes de transport doivent cependant gérer plusieurs abonnements distincts, une situation à laquelle la STM souhaite mettre un terme.

«On n’aurait plus besoin avec Céleste [la future plateforme numérique] de recharger sa carte à la fin du mois. On pourrait payer pour tous les services utilisés au même endroit», a indiqué M. Schnobb en marge de la conférence.

Afin de tester différents modes de paiement et de facturation des clients, un projet pilote avec un groupe restreint d’individus aura lieu cette année. La possibilité de payer pour ses déplacements avec un téléphone intelligent est d’ailleurs envisagée.

«On va mettre ça dans un nuage. Toutes les informations pourront être sur un téléphone ou sur une montre», a affirmé M. Schnobb.

Attirer les automobilistes

Malgré les défis qui attendent les partenaires de ce projet, entre autres concernant le partage des revenus, le vice-président au développement stratégique de Communauto, Marco Viviani, a dit espérer voir celui-ci se concrétiser «rapidement».

«Ce qui m’enthousiasme beaucoup, c’est que ça va permettre aux citoyens de mettre de l’ordre dans leur utilisation des transports à Montréal», a quant à lui réagi le président et fondateur de l’entreprise de covoiturage Netlift, Marc-Antoine Ducas.

«Je suis convaincu que c’est l’intégration des modes de transport qui va permettre de convaincre des gens de délaisser leur automobile», a-t-il ajouté.

Sans l’ARTM

L’Autorité régionale de transport métropolitain, qui est responsable du financement et de la tarification des services de transport de la région métropolitaine, n’est pas impliquée actuellement dans ce projet, dont la STM est le maître d’œuvre.

«Si on voulait suivre toutes les règles et attendre le plan stratégique de l’ARTM [qui entrera en vigueur en 2020], ce serait trop tard. Des entreprises privées offriraient déjà des services semblables», a fait valoir Philippe Schnobb.

L’ARTM n’a pu être jointe par le 24 Heures mardi.

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