BIXI Montréal : un surplus qui permettra l’ajout de vélos électriques | 24 heures
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BIXI Montréal : un surplus qui permettra l’ajout de vélos électriques

BIXI Montréal déploiera des vélos électriques sur son réseau dès le mois d’août, un projet pilote qui sera financé entièrement avec les surplus accumulés par l’organisme au cours des quatre dernières années.

BIXI a engrangé l’an dernier un excédent financier de plus d’un million $ en raison notamment de la saison record qu’a connue le système de vélos en libre-service pendant le 375e anniversaire de Montréal.

La saison actuelle s’annonce d’ailleurs encore plus prometteuse alors que BIXI a constaté une hausse de l’achalandage de 32 % depuis la mi-avril par rapport à la même période l’an dernier.

«BIXI est en bonne gestion financière. Il est sans dette et sans créancier», a noté le trésorier de l’organisme, Éric Bergeron, lors d’un point de presse mercredi à l’hôtel de ville de Montréal.

Projet pilote

L’organisme, qui a ajouté 1000 vélos et 80 stations à son réseau l’an dernier, lancera d’ailleurs dans la première semaine du mois d’août un projet pilote de déploiement de vélos électriques qui sera financé entièrement à même ses surplus.

«L’important, c’est de tester la technologie. C’est un nouveau système qui est très dispendieux», a confié en marge du point de presse le directeur général de BIXI Montréal, Christian Vermette, ajoutant que 40 vélos électriques pourraient être déployés dans trois stations.

Afin de recharger ces vélos électriques, il faudrait possiblement aménager des stations pouvant être reliées au réseau électrique. Ces dernières seraient alors difficiles à retirer des rues de la métropole à la fin de la saison.

«Technologiquement, on sait que ce ne serait pas facile. Un vélo électrique, il faut le charger quelque part [...] Ce sont de gros enjeux», a-t-il ajouté.

Téléphone intelligent

Plus de 700 points d’ancrage situés à différentes stations du système de vélos en libre-service seront munis de lecteurs pour la carte OPUS d’ici 2020, ce qui représente des dépenses de près de 1,6 million $.

«Avec la carte Opus, c’est pas mal plus rapide et on n’a pas à faire de dépôt de garantie [de 100 $]», a expliqué M. Vermette, ajoutant que l’organisme aimerait éventuellement que les clients de BIXI puissent déverrouiller un vélo à un point d’ancrage avec leur téléphone intelligent.

Financement

Le système de vélos en libre-service, qui compte 6250 vélos répartis dans 540 stations à Montréal, à Longueuil et à Westmount, avait connu des jours plus sombres dans les dernières années.

En 2014, la Ville de Montréal avait procédé à l’acquisition des actifs de la Société de vélo en libre-service, dont la dette frôlait alors les 50 millions $.

BIXI Montréal reçoit depuis un financement annuel d’environ 3 millions $ de la part de la Ville.

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