Ligne de train de Saint-Jérôme: des clients déplorent un manque de communication | 24 heures
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Ligne de train de Saint-Jérôme: des clients déplorent un manque de communication

MONTRÉAL | Le récent changement de nom de l'organisme qui gère les trains de banlieue ne l'a pas mis à l’abri des interruptions de services alors qu'aucun train de la ligne de Saint-Jérôme n'a pu opérer en période de pointe jeudi matin, plongeant dans le désarroi des milliers de clients qui se plaignent d’un manque de communication.

Des milliers d’usagers de cette ligne de train, qui relie Saint-Jérôme au centre-ville de Montréal avec des arrêts notamment à Blainville et à Sainte-Thérèse, ont dû opter pour des autobus ou le métro pour se rendre au travail jeudi alors que le service a été interrompu dès 5 h 30 en raison du déraillement d’un équipement d’entretien du Canadien Pacifique (CP). Le service a repris progressivement vers 11 h.

«Ça nous a pris plus d’une heure et demie nous rendre à Montréal [...] L’autobus était rempli et les gens qui attendaient [aux arrêts] ne pouvaient pas rentrés. Ça n’a pas été bien organisé», a déploré Jeanne Beaubriand, une résidente de Saint-Jérôme rencontrée en fin d’après-midi, jeudi, à la gare Lucien-L’Allier.

À l’instar de Mme Beaubriand, plusieurs clients du train de banlieue rencontrés par le «24 Heures» ont fait état d’un manque d’autobus appelés en renfort jeudi matin sur le circuit reliant Saint-Jérôme à Laval, qui est géré par exo.

«C’est sûr que quand un train qui transporte beaucoup de personnes n’est pas disponible, c’est possible que les autobus en période de pointe soient légèrement plus bondés», a reconnu la conseillère aux affaires publiques d’exo, anciennement nommé le Réseau de transport métropolitain, Caroline Julie Fortin.

Mme Fortin n’a d’ailleurs pas été en mesure de préciser combien d’autobus ont été ajoutés sur cette ligne ni à quel moment, indiquant simplement que le service avait été «bonifié».

Afin de pallier à cette situation, exo a par ailleurs permis à ses clients d’utiliser leur titre de transport pour le train de banlieue dans cinq stations de métro de même que pour monter à bord des autobus en banlieue nord ainsi qu’à Montréal et à Laval.

Manque de communication

Plusieurs clients du train de banlieue ont fait état de problèmes reliés notamment à la ligne téléphonique mise en place pour fournir de l’information sur cette interruption de service et à l’application mobile Chrono, qui n’aurait pas envoyé d'alertes pour les avertir des départs annulés. Certaines personnes auraient d’ailleurs pris connaissance de cette interruption de service qu’une fois arrivées à une gare de train.

«Nous avons reçu l’information au sujet du déraillement tôt ce matin, peu de temps avant le départ du premier train [...] On a réagi dès qu’on l’a su», a affirmé Mme Fortin, qui n’a pas voulu commenter les possibles problèmes techniques reliés à l’application mobile qu’elle gère depuis le premier juillet dernier.

Depuis lundi, le CP effectue des travaux de modernisation des voies ferroviaires qui entraîneront jusqu’au 28 juin l’annulation des deux derniers départs sur cette ligne, à 21 h et à 23 h, du lundi au jeudi.

Le CP n’a pas répondu aux courriels et aux appels du «24 Heures», jeudi.