[PHOTOS]: Toujours trop de ratons laveurs sur le mont Royal | 24 Heures MTL
/mtl-news/news

[PHOTOS]: Toujours trop de ratons laveurs sur le mont Royal

La surpopulation de ratons laveurs sur le mont Royal est un problème qui risque de s'aggraver.

Les visiteurs continuent de nourrir illégalement les bêtes, tandis que les policiers ferment les yeux sur la situation.

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

En 2016, la population avait atteint des sommets: on dénombrait environ 150 ratons laveurs sur la montagne, alors que la normale pour un territoire semblable s’élève à une quinzaine seulement.

Aucun inventaire n’a été réalisé depuis, mais ces bêtes sont toujours trop nombreuses sur le mont Royal, confirme Éric Richard, directeur de l'éducation et de la conservation pour l'organisme Les amis de la montagne.

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

«La situation est moins pire qu’il y a quelques années, entre autres à cause d’épidémies qui ont tué beaucoup de ratons au cours des derniers hivers. Mais il reste que l’enjeu [de la surpopulation] est cyclique et risque de revenir si on ne change pas nos comportements et si on continue de les nourrir», prévient M. Richard.

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

Bien que des panneaux d’information aient été installés et qu'une patrouille circule sur la montagne pour sensibiliser le public depuis 2010, le problème persiste.

Activité touristique

Plusieurs sites web pour voyageurs, blogues et publications sur les réseaux sociaux encouragent les touristes à rencontrer les petits mammifères et à les nourrir.

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

«Ça, c’est un gros problème», prévient Jacques Dancosse, vétérinaire et biologiste au Biodôme de Montréal.

«Ça ne devient pas une aide pour les ratons laveurs, mais une catastrophe, poursuit-il. La nourriture qu’on donne va faire augmenter la fécondité et hausser le taux de survie des ratons. Une grosse population de ratons, ça veut dire plus de promiscuité avec les humains et plus de risques de transmission de maladies et de parasites.»

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

Selon M. Dancosse, aucun cas de rage n'a été détecté chez les ratons laveurs à Montréal, mais le public, croit-il, s’expose toujours à des risques de contamination en s’approchant de ces bêtes.

Une résidente du quartier Milton-Parc, Lucie Morval, est confrontée chaque année à ce problème.

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

«Surtout en juillet et en août, tous les touristes viennent sur le belvédère Camillien-Houde pour nourrir les ratons laveurs, le soir. Ça peut devenir dangereux, parce que les ratons laveurs n’ont plus peur de moi quand je passe. Ils s’approchent, parce qu’ils veulent de la nourriture, et ça m’oblige à éviter le coin en soirée », raconte-t-elle, en entrevue avec le 24 Heures.

Aucune amende

Un règlement municipal interdit pourtant de nourrir les animaux sauvages dans tous les parcs de la métropole.

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

Après avoir tenté sans succès de sensibiliser le public aux dangers de nourrir les ratons laveurs du mont Royal, les policiers, en 2012, ont menacé de remettre des constats d’infraction aux gens qui seraient pris en flagrant délit.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait savoir au 24 Heures qu’aucun de ses policiers n’a jusqu'à présent remis de constat d’infraction pour un délit de ce type.

Les amendes pour ce délit varient de 100 à 300 $ pour une première infraction et peuvent atteindre jusqu’à 1000 $ en cas de récidive.

À lire aussi

Et encore plus