Comment recruter son chasseur de têtes ? | 24 heures
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Comment recruter son chasseur de têtes ?

Vous êtes à la recherche d’un emploi ? Faire appel à un chasseur de têtes peut être une excellente idée, mais encore faut-il savoir comment s’y prendre !

Nos conseils pour choisir un recruteur et vous démarquer.

À chacun son recruteur

Dans son ancienne vie de programmeur informatique, Sylvain Bélanger faisait appel à des chasseurs de têtes dès qu’il était à la recherche d’un emploi. Passé maître dans l’art des contacts avec les recruteurs, il a fini par devenir lui-même devenu conseiller en recrutement. Il connaît donc à fond l’univers des chasseurs de têtes.

« Faire appel à des firmes de recrutement peut être utile à tous les chercheurs d’emploi. Il y a des recruteurs spécialisés dans chaque domaine et pour chaque type d’emploi, affirme-t-il. Pour ma part, je trouvais beaucoup plus facile de faire affaire avec un chasseur de têtes que de faire mes propres contacts, même si mon salaire était un peu moins élevé au bout du compte. À trois semaines de la fin de mon mandat, je n’avais pas le temps d’appeler des employeurs potentiels ! »

Faire le bon choix

Pour choisir un recruteur, Sylvain Bélanger conseille d’aller vers des firmes spécialisées dans son domaine d’expertise, de se fier à la réputation de la firme et de s’assurer qu’elle a beaucoup de contacts dans le marché visé. Comme il n’est pas toujours facile pour le néophyte de s’y retrouver, l’idéal est de choisir une firme testée et approuvée par ses contacts. Si des personnes dans notre domaine ont trouvé un emploi grâce à un recruteur et ont apprécié ses services, c’est une valeur sûre.

On peut même faire appel à plusieurs firmes à la fois pour augmenter ses chances de trouver un emploi. En s’assurant, toutefois, qu’elles sont professionnelles et que deux firmes ne déposeront pas votre CV sur le bureau d’un même employeur ! Votre candidature serait alors immédiatement refusée afin d’éviter les litiges avec les firmes de recrutement.

Des risques minimes

Le plus grand risque est en effet de tomber sur une firme qui manque de professionnalisme. « Votre contrat avec une firme commence au moment où vous l’autorisez à vous représenter auprès d’un employeur potentiel, souligne Sylvain Bélanger. Un recruteur ne devrait jamais envoyer votre CV à une entreprise sans votre autorisation expresse. »

Le recruteur doit aussi garder confidentielle la démarche du chercheur d’emploi. Et si un recruteur vous demande de le payer pour ses services, fuyez ! Les firmes de recrutement reçoivent un pourcentage du salaire des candidats qu’ils placent. Pas un sou ne devrait sortir de votre portefeuille.

Tirer son épingle du jeu

Les recruteurs peuvent recevoir au-delà de 150 CV par semaine. Pour sortir du lot, Sylvain Bélanger suggère de suivre quelques étapes simples. Premièrement, créez votre profil LinkedIn et mettez-vous en contact avec les bonnes personnes : les conseillers en ressources humaines dans les entreprises qui vous intéressent et les firmes de recrutement. Votre statut devrait inclure les mots : « à la recherche », « disponible », « ouvert », « looking », « seeking ».

Deuxièmement, appelez les recruteurs et demandez une entrevue. Puis, que vous l’obteniez ou non, faites un suivi. Un courriel de remerciement le lendemain, un autre pour demander s’il y a du nouveau la semaine suivante, et un appel ou un courriel par mois ensuite pour garder le contact et signifier qu’on est toujours à la recherche. Lorsque vous avez trouvé un emploi, avisez-en les recruteurs afin qu’ils cessent de considérer votre candidature. « Plus une personne est en contact direct avec les recruteurs, plus elle a de chances qu’ils pensent à elle pour un poste », soutient Sylvain Bélanger.

Silence radio

Enfin, ne vous offusquez pas du silence d’un recruteur : ils sont souvent débordés et n’ont pas le temps de répondre à tous leurs courriels. « Money talks ! », résume Sylvain Bélanger. « Les recruteurs font de l’argent en vous plaçant. S’ils ont quelque chose pour vous, ils vous appelleront, c’est certain ! »

Alors, gardez le contact... et croisez les doigts !