Difficile de recruter au bureau de projet de la ligne bleue | 24 heures
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Difficile de recruter au bureau de projet de la ligne bleue

MONTRÉAL – La Société de transport de Montréal (STM) semble avoir de la difficulté à embaucher du personnel pour son Bureau de projet de la ligne bleue, alors qu’aucune entreprise ne s’est montrée intéressée par son appel d’offres pour du recrutement.

L’équivalent de 15 personnes à temps plein travaillent actuellement dans le bureau de projet, situé à la Place Bonaventure. Lors d’un échange de courriels au début du mois de novembre, la STM affirmait qu’elle espérait qu’une centaine de personnes y soient employées d’ici la fin de l’année.

Pour atteindre son objectif, il resterait donc un mois à la société de transport pour recruter 85 employés.

L’appel d’offres publié au mois d’août s’adressait à des firmes d’experts-conseils. La STM était notamment à la recherche de services professionnels en ingénierie, en gestion de projet, en soutien administratif et en arpentage. Aucune entreprise n’avait posé sa candidature à la date limite du 12 octobre.

Défi important, mais réalisable

Dénicher 85 employés en un mois est un défi de taille, mais réalisable, estime Denis Morin, professeur en gestion des ressources humaines à l’UQAM et spécialiste en recrutement.

Selon lui, la STM pourrait passer par les médias sociaux, les recommandations de ses propres employés et par des associations professionnelles pour récolter le maximum de candidatures possible en peu de temps.

«Mais le vrai défi, c’est de réussir à trouver la bonne personne pour le bon poste. L’objectif peut-il être atteint en un mois? C’est faisable, mais c’est beaucoup de travail», a-t-il dit, précisant qu’une certaine partie des tests de présélection peuvent être faits en ligne pour accélérer le processus.

André Leblanc, vice-président au marketing chez Jobboom, pense la même chose. «À notre connaissance, il n’est pas déraisonnable de croire que la STM pourrait embaucher pour combler ses besoins dans un court délai. Grâce à sa notoriété comme employeur ainsi que la qualité des emplois qu’elle cherche à combler, les candidats devraient être au rendez-vous», a-t-il affirmé.

Les dépenses enclenchées

Le projet de prolongement de la ligne bleue vise à ajouter cinq stations à l’est de la station Saint-Michel, permettant aux passagers de se rendre jusqu’aux Galeries d’Anjou.

Le Programme d’immobilisations (PI) 2019-2028 de la STM indique que la somme de 364,9 M$ est prévue pour la première phase de réalisation du projet, soit l’installation du Bureau de projet, la complétion du dossier d’affaires et, surtout, l’acquisition de terrains et d’immeubles.

La majorité de cet argent (320 millions $) sera dépensé en 2021, alors que les expropriations entreront en vigueur. Les avis ont presque tous déjà été envoyés par le ministère des Transports du Québec aux personnes concernées, a affirmé la STM.

Pour la construction des cinq stations et des infrastructures nécessaires au fonctionnement de celles-ci, 3,5 milliards $ sont prévus au PI, entre 2021 et 2026.

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