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On veut plus d’hommes dans les services de garde !

Marie-France Bujold - 37e AVENUE

 

C’est bien connu, les emplois liés à la petite enfance sont majoritairement occupés par des femmes. Au Québec, les hommes représentent à peine 5 % des éducateurs. Les recherches montrent toutefois qu’il y a de nombreux avantages à avoir des hommes dans les services de garde.

Des apprentissages distincts

Selon une étude publiée par l’Université de Sherbrooke en 2013, les tout-petits qui côtoient à la fois des éducateurs féminins et masculins se développent différemment.

D’abord, l’étude montre que les enfants qui sont uniquement en présence de femmes dans les milieux de garde développent davantage leurs aptitudes sociales. Dans une vidéo qui présente les résultats de l’étude, Thérèse Besnard, professeure au département de psychoéducation de l’Université de Sherbrooke, explique que « les enfants se sont améliorés davantage par rapport aux compétences sociales. Ils ont appris à coopérer, à échanger, à partager et à attendre leur tour. »

Dans les milieux mixtes, en revanche, Mme Besnard explique avoir surtout noté une baisse des problèmes de comportement. « On a vu une diminution de la timidité et des comportements agressifs. »

En somme, « on voit une meilleure gestion des comportements quand il y a des hommes, mais plus d’habiletés sociales quand il y a des femmes, conclut Mme Besnard. Lorsqu’il y a des hommes et des femmes, c’est donc probablement plus riche pour le développement des enfants... »

Recrutement difficile

Bien que le nombre d’hommes augmente progressivement dans les CPE, il reste encore bien du chemin à faire pour atteindre la parité. Le recrutement de personnel masculin est difficile. Les éducateurs se font rares. En 2014, les hommes ne représentaient que 3,5 % des inscriptions au programme Techniques d’éducation à l’enfance. De ce nombre, seulement le quart complète la formation.

Les études montrent que les préjugés défavorables persistent à l’égard des hommes qui choisissent cette carrière, et c’est souvent ce qui les dissuade de poursuivre leur formation.

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