Conversion du Bâtiment 7: le Collectif 7 a eu raison | 24 Heures MTL
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Conversion du Bâtiment 7: le Collectif 7 a eu raison

Le Collectif 7 à nous, un organisme de Pointe-Saint-Charles, a récemment été récompensé pour avoir mis en valeur un lieu historique montréalais, en l’occurrence le Bâtiment 7 sur les anciens terrains du Canadien National.

Il y a neuf mois, jour pour jour, cette fabrique d’autonomie collective ouvrait ses portes dans l’ancien atelier ferroviaire du CN, situé à Pointe-Saint-Charles. Pour se réapproprier ce bâtiment de 90 000 pieds carrés, les citoyens ont eu à mener une chaude lutte avec la ville. Qualifié d’utopique au départ, le projet est le fruit d’une mobilisation citoyenne qui aura duré près de 15 ans. Il a été pensé par et pour sa communauté - particulièrement la plus démunie - en offrant des services et des activités artistiques, culturelles, sociales et politiques.

COURTOISIE/SYLVIANE ROBINI

 

La Ville de Montréal, en partenariat avec Héritage Montréal et le gouvernement du Québec, décerne chaque année ses Grands Prix à six citoyens et organismes exemplaires. Le Collectif 7 à nous s’est distingué dans la catégorie Agir ensemble pour la réalisation du Bâtiment 7.

«C’était la première fois qu’on allait à l’hôtel de ville pour autre chose que manifester ou revendiquer notre projet. Ce prix est un beau clin d’œil de la part de la Ville qui nous confirme qu’on a pris le bon chemin», raconte Judith Cayer, coordinatrice du développement du bâtiment 7.

Une première ferme urbaine

Au tournant de 2019, le Bâtiment 7 est fin prêt à accueillir de nouveaux projets, dont celui d’une ferme urbaine. Décliné en quatre phases, ce projet collectif n’est complété qu’à 20 %: tout reste à faire.

Maintenant que la première étape est complétée, le regroupement souhaite développer un pôle familial et alimentaire. Le premier comprend une maison de naissance, un centre de la petite enfance de 80 places et un centre de santé alternatif, alors que le second comprend une production maraichère.

«On travaille depuis 2013 avec des organismes du quartier pour penser à des infrastructures de productions alimentaires, dit Judith Cayer. On souhaite produire, distribuer et transformer des aliments à même le Bâtiment 7.»

En plus de la production alimentaire, le collectif souhaite ramener les chevaux à Pointe-Saint-Charles, comme c’était le cas avant que les écuries ne déménagent sur la Rive-Sud de Montréal, il y a deux ans.

Judith Cayer est convaincue qu’il faut repenser la cohabitation entre les chevaux et les êtres humains. Elle ne veut pas en faire un usage récréatif, comme c’est le cas dans le Vieux-Montréal avec des calèches, mais plutôt usage communautaire. Elle souhaite que les chevaux puissent exécuter certaines tâches pratiques, tels que des travaux de déneigement, de livraison, de collecte de compost.

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