Un hashtag erroné s’empare de la campagne #BellCause | 24 heures
/mtl-news/news

Un hashtag erroné s’empare de la campagne #BellCause

capture d"écran

 

Un hashtag erroné s’empare de la campagne #BellCauseDes milliers de Québécois, dont Valérie Plante, ont popularisé le mot-clic #BeilCause

Photo de Valérie Plante qui présente une annonce officielle de Bell Cause pour la cause, dans un tweet contenant une version erronée du mot-clic officiel. 

Des milliers de personnes voulant participer à la collecte de fonds pour la santé mentale #BellCause auraient accidentellement popularisé un mot-clic trompeur. Mais s’agit-il d’une simple erreur ou d’une véritable attrape?

Le hashtag #BeilCause —écrit avec un i majuscule déguisé en L— a berné de nombreux Québécois, dont la mairesse de Montréal Valérie Plante, la chanteuse Marie-Mai et l’artiste Dan Bigras.

Jeudi matin, la version erronée du mot-clic philanthropique était même devenue un sujet «tendance» sur Twitter dans la région de Montréal. Idem pour sa mouture anglophone, #BeilLetsTalk.

Selon l’outil d’analyse des médias sociaux SocialBearing.com, les hashtags #BeilLetsTalk et #BeilCause auraient été retweetés plus de 500 000 fois en moins de 12 heures. 

Sylvain Raymond, consultant en marketing et communication qui a remarqué le problème, indique qu’il pourrait s’agir d’une faute de frappe devenue virale, mais ajoute que la situation mérite une analyse approfondie, notamment de la part de Bell Canada et des compagnies de médias sociaux impliquées. « On parle de plusieurs milliers de fois où ce mot-clic erroné a été utilisé, évalue-t-il. Ce sont des sommes qui ne se retrouveront pas dans les poches de la cause. »

La campagne Bell Cause pour la cause est une levée de fond annuelle organisée par la compagnie de télécommunication qui, pour chaque partage du mot-clic, fait un don de 5¢ à des initiatives de santé mentale. Cette année, la campagne a recueilli plus 7 millions de dollars, ce qui signifie que les hashtags officiels ont été partagés plus de 145 millions de fois.

L’origine du hashtag #BeilCause n’est pas claire: quelques cas remontent à 2015, mais la majorité semble avoir été partagée cette semaine. 

« Comment est-ce que Twitter gère la viralité d’un mot-clic qui n’est pas le bon dans un contexte de levée de fond comme celle-ci? » demande Sylvain Raymond.

Pas de réponse de Bell Canada à nos questions cherchant à savoir si la compagnie était au courant de cet enjeu. La porte-parole Caroline Audet confirme cependant que les hashtags mal écrits n’ont pas été comptabilisés pour la collecte de fonds. En guise de conseil aux internautes, elle souligne que les mots-clics officiels de Bell Cause pour la cause génèrent toujours l’emoji de la campagne: l’absence de cette image indique donc que le hashtag est mal écrit. 

Un représentant de Twitter Canada explique que des erreurs se glissent parfois dans les mots-clics populaires, mais n’a pas voulu s’avancer sur l’origine ou l’intention du mot-clic trompeur ni sur le rôle de la plateforme dans ce genre de situation.