Est de Montréal: des études actualisées sur les émanations et les maladies respiratoires réclamées | 24 heures
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Est de Montréal: des études actualisées sur les émanations et les maladies respiratoires réclamées

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PHOTO ARCHIVES CHANTAL POIRIER

Des élus souhaitent que la Direction de la santé publique (DSP) produise des études actualisées sur la santé et les maladies respiratoires dans l’est de Montréal en tenant compte des émanations des industries.

Le parti Ensemble Montréal présentera au prochain conseil municipal une motion pour demander à la DSP de faire une mise à jour de ses études, dont l’une datant de 15 ans. Le parti veut que «la qualité de l’air et les émanations produites par les industries» et «le temps d’exposition des individus à ces substances» soient entre autres considérés.

Selon le cabinet de l’opposition officielle, l’épisode médiatisé d’émanations d’arsenic à l’usine CCR à Montréal-Est aurait ravivé «l’inquiétude de la population de l’est de Montréal».

Le Journal de Montréal a révélé l’automne dernier que des résidents du secteur étaient exposés à des concentrations qui allaient dépasser en 2018 de 200% le seuil maximal fixé par Québec.

La Ville de Montréal avait alors assuré que CCR avait toujours collaboré pour améliorer la situation et que la sécurité des citoyens n’était pas remise en cause. L’usine avait aussi déclaré avoir investi plusieurs millions de dollars dans les dernières années pour réduire ses émissions, et devait installer un dépoussiéreur.

«Depuis des années, les organismes locaux demandent que les études sur les maladies respiratoires, réalisées il y a 15 ans, soient mises à jour, en y intégrant les effets des émanations produites par les industries du secteur, entre autres. Il est temps de donner l’heure juste aux citoyens de l’est», a affirmé le cabinet de l’opposition.

Autres demandes

Les élus d’Ensemble Montréal demandent aussi à la Communauté métropolitaine de Montréal de «mettre à jour les normes d’émissions des substances par les industries».

Le parti veut également s’assurer que la Ville impose «les dispositions pénales» lorsque le règlement sur l’assainissement de l’air n’est pas respecté. Il exige en outre que la DSP détermine si le nombre de bornes pour calculer la qualité de l’air doit être augmenté dans la métropole.

L’administration de Valérie Plante a de son côté l’intention de débattre de cette motion au prochain conseil municipal, assurant avoir à cœur la santé des Montréalais.