Montréal : plus d’élèves n’égaleraient pas plus de brigadiers | 24 heures
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Montréal : plus d’élèves n’égaleraient pas plus de brigadiers

MONTRÉAL - La hausse du nombre d’élèves dans les commissions scolaires de Montréal ne ferait pas nécessairement augmenter le nombre de brigadiers selon la police, qui gère le service.

« La hausse du nombre d’élèves n’est pas nécessairement proportionnelle à une hausse du nombre de brigadiers scolaires », explique le Service de police de la Ville de Montréal dans un document qui sera présenté jeudi à la Commission de la sécurité publique.

Une séance sur les brigadiers et la sécurité des déplacements des écoliers aura lieu à l’hôtel de ville. Les commissaires élaboreront ensuite des recommandations qui seront dévoilées en mars. L’administration de Valérie Plante a l’intention de réagir à ce moment.

La surpopulation des écoles montréalaises a souvent été abordée dans les médias. Lors de la dernière rentrée, la Commission scolaire de Montréal avait par exemple annoncé accueillir 2700 élèves de plus, et avait installé 91 classes modulaires — ce qui représente cinq écoles — pour faire face aux besoins.

Pour déterminer si de nouvelles traverses d’écoliers doivent être aménagées, le SPVM devra évaluer « la distribution des nouveaux élèves dans les établissements actuels et futurs ».

Depuis plusieurs années, le service policier devait composer avec un nombre de 520 traverses – qui reste le même cette année – et devait en retirer une s’il souhaitait en créer une nouvelle. Les élus du conseil municipal avaient finalement appris en août qu’aucun « quota » officiel n’était imposé.

Indice de risque

Le service de police détaille dans sa présentation sa méthode d’évaluation pour déterminer si des traverses scolaires doivent être ajoutées, lorsqu’une école ou une commission scolaire en font la demande.

Pour qu’un brigadier soit dépêché sur place, au moins 15 écoliers doivent traverser une intersection « par période de déplacement ».

Le corps policier détermine aussi le degré de dangerosité d’une traverse à l’aide d’un indice de risque. Ce calcul tient compte du débit de circulation par heure, de la vitesse de circulation notée, de la largeur de la rue, du nombre d’élèves qui franchissent l’intersection et de la « distance à laquelle un conducteur peut apercevoir l’intersection ».

D’un indice de 6 à 9, la signalisation routière doit être revue, et un brigadier est requis lorsque l’indice de risque est d’au moins 9. Depuis 2000, le SPVM dit n’avoir jamais refusé une demande pour une traverse avec un indice minimal de 9.

« Le SPVM est tout de même conscient de l’augmentation prévue du nombre d’écoliers et de l’évolution des besoins du milieu. [...] le SPVM réitère son engagement à prendre tous les moyens afin que les élèves puissent se déplacer en toute sécurité sur le chemin de l’école », souligne-t-on dans le document.

Le corps policier reste entre autres ouvert « à revoir ou bonifier » sa méthode d’analyse de traverses, et rappelle que celle-ci a pour le moment « toujours permis de répondre favorablement aux demandes justifiées de création ».

La Ville de Montréal a décidé de hausser en 2019 son budget pour les brigadiers scolaires, qui est passé de 9 millions $ à 10,8 millions $, ce qui est l’équivalent de 234,6 années-personnes à temps plein au lieu de 229. Ce nombre stagnait depuis plusieurs années.