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Déneigement: Montréal essuie encore des critiques

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MARIO BEAUREGARD/AGENCEQMI

MONTRÉAL – L’administration de Valérie Plante a essuyé d’autres critiques sur sa gestion du déneigement au conseil municipal, notamment du maire d’Anjou Luis Miranda et d’un ancien col bleu.

«On a eu le verglas, la tempête du siècle, les changements climatiques d’accord, mais ce qui arrive avec le déneigement je trouve cela irrecevable. Mme la mairesse, vous avez dit que la priorité ce sont les trottoirs, et ce qu’on vit présentement c’est l’enfer», s’est insurgé mardi Alain Desgagnés, qui s’est présenté à la période de questions.

L’homme qui a été col bleu pendant 27 ans estime que la Ville aurait dû dégager les puisards plus tôt pendant la saison hivernale, ce qui aurait évité la formation de patinoires sur les trottoirs. «Des gens ont eu des dommages, des fractures. La Ville a une certaine responsabilité, une certaine négligence. C’est grave des gens qui se cassent les hanches », a-t-il soutenu.

Le responsable du déneigement Jean-François Parenteau a rappelé que l’exécution des opérations pour dégager les puisards revenait aux arrondissements, et que tous les cols bleus travaillaient «très fort».

Neige de novembre

Le maire d’Anjou, Luis Miranda, a réitéré de son côté que la neige tombée à la fin du mois de novembre aurait dû être ramassée, ce qui aurait évité les rues et les trottoirs glacés. Une partie de la neige fondue s’est «retransformée en glace et a fait en sorte qu’on ne pourra pas récupérer nos rues avant le mois d’avril», a-t-il estimé.

Il a demandé à l’administration de lui fournir le pourcentage de volume de neige tombée en novembre qui n’a pas été déneigé. «Qu’on dise les vrais faits et qu’on reconnaisse qu’on n’a pas fait quelque chose de correct», a-t-il affirmé.

M. Miranda avait d’ailleurs annoncé quelques semaines plus tôt ne plus avoir l’intention d’avoir l’autorisation de la Ville pour décréter un chargement de la neige.

Jean-François Parenteau ne croit pas qu’un chargement de la neige en novembre aurait changé significativement les choses, et cette opération aurait été non justifiée.

«Il faut aller encore plus loin, parce que même s’il y avait eu le chargement de novembre ou non, il est fort probable que nous serions dans une situation quasi similaire aujourd’hui parce qu’on aurait eu des pluies et on n’aurait pas nécessairement eu accès à nos puisards. Alors il faut revoir l’ensemble des opérations», a-t-il expliqué en conseil municipal.

Montréal a reçu depuis le début de l’hiver des quantités importantes de pluie, soit 163 mm, et a déjà ramassé depuis janvier 12 millions de mètres cubes de neige, ce qui correspond en moyenne à un hiver complet. La Ville a dit à plusieurs reprises être confrontée à un «hiver particulièrement difficile et atypique».

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