RAC : les motivations des employeurs | 24 heures
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RAC : les motivations des employeurs

Catherine Courchesne – 37e AVENUE

 

Dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre, la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) est une stratégie de rétention de choix. Témoignages de deux employeuses qui ont pris cette initiative.

La RAC est une démarche permettant de faire évaluer et reconnaître l’ensemble des compétences acquises par un individu (à l’étranger, par une expérience de travail) en fonction d’un programme d’études précis.

Le processus est certes bénéfique pour les travailleurs qui y font appel, mais il l’est également pour les employeurs. C’est ce que révèlent France Dussault, directrice générale chez Qualifications Québec, et Marie-Claude Laberge, vice-présidente ressources humaines et développement organisationnel chez Imprimerie Solisco.

Un outil de rétention

Selon Marie-Claude Laberge, garder les bons employés constitue un enjeu majeur pour les entreprises, surtout en contexte de rareté de la main-d’œuvre. La RAC devient alors un outil de rétention de premier choix : « La RAC nous aide à fidéliser nos employés, puisque l’existence d’un tel programme dans notre entreprise leur envoie le message qu’en travaillant pour nous, ils peuvent être reconnus dans leurs compétences et en développer de nouvelles, donc évoluer. »

France Dussault abonde dans le même sens : « La RAC nous aide à garder nos employés. Valorisés par l’ensemble du processus, ils tendent à développer un sentiment de loyauté envers nous. »

Un outil de valorisation

En effet, la RAC valorise les employés en reconnaissant leurs compétences et en les menant à l’obtention d’un diplôme officiel. Marie-Claude Laberge se réjouit toujours de voir les yeux brillants de fierté de ses employés lors de la remise de diplômes. « C’est vraiment beau à voir », dit-elle.

France Dussault est tout aussi consciente de l’aspect valorisant de la démarche : « Chez Qualifications Québec, nous avons actuellement une employée en

processus de RAC qui acquiert des compétences en bureautique. Les nouveaux logiciels qu’elle apprend nous servent grandement et, pour elle, c’est valorisant. » Tout employeur le sait bien : un employé valorisé est un employé heureux, qui risque moins d’aller voir ailleurs...

Facile à mettre en place

La RAC est un outil simple à implanter. « Il faut donner du temps d’études aux employés, note France Dussault. Il faut aussi trouver un local, un professeur et faire quelques suivis administratifs. » De son côté, Marie-Claude Laberge a trouvé une recette parfaite : « Les employés sont libérés une journée par semaine pour recevoir leur formation. Une formation pratique et théorique non rémunérée, mais gratuite ! »

Qui plus est, la formation est adaptée aux besoins de l’entreprise. « Par exemple, chez Imprimerie Solisco, nos employés obtiennent un diplôme d’études professionnelles en mécanique de machines fixes, mais toute la formation est adaptée à l’imprimerie », souligne Marie-Claude Laberge. En structurant ainsi l’apprentissage, l’entreprise a gagné en efficacité – une source de satisfaction pour les dirigeants comme pour les employés.

En somme, la RAC facilite la rétention des employés en offrant une formation personnalisée et valorisante, et en augmentant la productivité. Elle est en outre une carte attrayante à jouer lors du recrutement. Nul doute que les employeurs gagnent à l’adopter !

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