Le Uber du weed | 24 heures
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Le Uber du weed

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C’est à l’aide des nouvelles technologies, d’une grande variété de produits et d’un bon service à la clientèle que certains acteurs du marché noir du cannabis comptent affronter le monopole gouvernemental une fois que la substance sera légale, à l’été 2018. Nous avons rencontré l’un d’entre eux, qui offre depuis quelques mois un service de livraison de weed, partout à Montréal, via Snapchat. 

«On veut faciliter l’accès au cannabis directement chez toi et joindre les technologies émergentes à ça», résume Marcus*, le fondateur du service en question. 

Il suffit de naviguer sur un site web semblable à Amazon, où des dizaines de variétés de produits sont affichés avec leurs prix, et d’envoyer sa commande via Snapchat. 

Le tout est livré à votre porte dans un sac cadeau, et ce, en moins de trois heures. 

Répondre à la demande 

L’entreprise veut se démarquer en offrant à ses clients des produits dérivés et des accessoires de fumeurs. 

Du cannabis comestible, du haschich, du papier à rouler et des vaporisateurs de concentré ne sont que quelques-uns de ses produits qui seront d’ailleurs indisponibles aux succursales de la SQC. 

«Il y a beaucoup de services qui ne seront pas couverts ar cette nouvelle entité publique. Ce serait quand même intéressant d’ouvrir le marché [légal] pour les transformations ou les produits plus exotiques», critique Marcus. 

Notons que le gouvernement prévoit initialement ouvrir 15 succursales de la SQC dans l’ensemble de la province. 150 autres succursales verront le jour deux ans plus tard, en 2020. 

La police reste muette 

Nous avons contacté le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) dans le but de savoir comment il comptait enrayer le marché noir une fois que le weed sera légal. 

Son porte-parole a refusé de s’avancer sur le dossier puisque les lois entourant la légalisation du cannabis n’ont pas encore été adoptées. 

*Nom fictif