Le point sur les publicités électorales | 24 heures
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Le point sur les publicités électorales

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Au cours des derniers jours, on a vu apparaître les premières publicités électorales de chacun des partis. Cette année, on peut dire que les trains ont la cote! Après Vilain Pingouin et Ozzy Osbourne , ce sont le PLQ et la CAQ qui nous servent des analogies avec ce moyen de transport. 

Voici un tour d’horizon des publicités des quatre plus grands partis. 

PLQ — Le train de la prospérité 

Le train de la prospérité, c'est le Parti libéral du Québec🚆

Le train de la prospérité, c'est le Parti libéral du Québec🚆 En 4 ans, nous avons redonné au Québec sa confiance, ce qui nous a permis de prendre le train de la prospérité.🙌 Nous pouvons maintenant aller encore plus loin pour faciliter la vie des Québécois.💕

Publié par Parti libéral du Québec sur Mardi 28 août 2018

Philippe Couillard à la narration nous dresse le bilan économique de son dernier mandat. Il rappelle que plusieurs indicateurs comme la croissance, la création d’emplois et le taux de chômage sont au vert. 

On comprend rapidement que le PLQ cherche à consolider son positionnement historique comme parti de l’économie. Positionnement que la CAQ cherche à lui retirer. 

Dans la deuxième partie de la pub, l’accent est mis sur les engagements envers la classe moyenne et les familles rendus possibles grâce au bon bilan économique. 

La phrase clef de la publicité : « Il ne faut pas mettre un frein à tout ça ». Bref, le PLQ nous dit : on a un bon bilan, on veut continuer. 

Pour ses visuels, le PLQ a puisé dans des banques d’images filmées à l’étranger. Malheureusement pour lui, les médias n’ont pas manqué de le souligner. Ce petit scandale a créé de la distorsion d ans le message que le PLQ voulait passer. 

CAQ — Le passage à niveau

Dans un décor rural, on voit une file d’automobilistes bloqués par un train à un passage à niveau. Lorsque les barrières se lèvent, on entend la phrase : « Le temps est venu de changer de gouvernement. Maintenant ». 

Le message est clair : le PLQ, représenté par le train, empêche les Québécois d’avancer. Ainsi, la CAQ table sur le désir de changement de la population et se présente comme la meilleure solution. 

La publicité se passe en région et les gens sont en voiture, de bons indicateurs de qui sont les électeurs cibles de la CAQ. Cherchant à percer à Montréal, la CAQ devrait peut-être penser à une version plus urbaine avec des bobos en bicycle et tout le kit

Avis aux amateurs de vox pop, la CAQ en a concocté un maison. Et ça tombe bien, seules les réponses favorables à la CAQ ont été gardées au montage! 

Les Québécois veulent du changement.

Les Québécois veulent du changement.

Publié par Coalition Avenir Québec sur Lundi 10 septembre 2018

PQ — Le recours à l’humour

Le PQ a opté pour une série de courtes vidéos où il décline son slogan Sérieusement. Dans un ton humoristique, mais en laissant de côté l’autodérision, le PQ aborde six thèmes : le français, les écoles, le transport, les aînés, les familles et l’indépendance. 

C’est punché et droit au but. En revanche, on apprend peu sur ce qu’offre le PQ quant à ces trois thèmes. 

Ombre au tableau, une plainte de Radio-Canada parce qu’une des publicités utilise la phrase à la semaine prochaine qui est aussi le titre d’une émission du diffuseur public. Malgré tout, Lisée persiste et signe avec cette campagne publicitaire. 

On remarquera que ce sont des candidats vedettes, accompagnés de Véronique Hivon ou de Jean-François Lisée, qui sont mis de l’avant dans ces publicités. 

QS — Manon Massé et GND en vedette 

Québec Solidaire a produit beaucoup de vidéos depuis le début de la campagne, mais deux d’entre elles ont retenu notre attention et peuvent être considérées comme les publicités officielles du parti. 

Publiées à une semaine d’intervalle, ces publicités sont centrées sur les porte-paroles du parti, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, et cherchent à nous les faire connaître. 

Esthétiquement, c’est très réussi. Le format est bien adapté aux codes des médias sociaux. De plus, QS s’inspire de formules gagnantes ailleurs dans le monde en essayant de susciter l’espoir (comme le faisait Obama) et en se présentant comme étant un mouvement (inspiré de Macron). 

Au risque de ne pas me faire d’amis chez les solidaires, je trouve leur approche assez populiste. Le populisme, rappelons-le, est davantage une rhétorique qu’une idéologie. On y oppose le peuple à une élite corrompue, souvent présentée comme l’establishment.

En ce sens, les deux publicités de QS reprennent ces éléments avec des propos comme : 

« J’ai passé ma vie à me battre pour le monde. Je n’accepterai jamais qu’on arrête d’avancer parce qu’une gang (sic) de politiciens nous dit que c’est impossible. Ça nous prend quelqu’un qui n’a jamais profité, triché, magouillé, quelqu’un qui parle vrai » et « Ça fait trop longtemps que ça dure. Ça fait trop longtemps que c’est le que c’est le même monde au pouvoir [...] qui favorise toujours le même monde ». 

Bonus : Pour ceux qui trippent sur les slogans politiques, voici le répertoire de tous ceux des partis politiques québécois.