Fin d’une belle saison pour BIXI, JUMP, Lime et Bird: ça promet pour 2020! | 24 heures
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Fin d’une belle saison pour BIXI, JUMP, Lime et Bird: ça promet pour 2020!

 C’est ironique que l’année 2019 ait été celle de tous les travaux et de la congestion routière endémique. Pour quiconque roulait avec les vélos BIXI ou JUMP, ou avec les trottinettes Lime ou Bird, se déplacer sur de courtes distances au cœur de la métropole s’est avéré plus facile que jamais. 

 L’année s’est bien déroulée pour BIXI. On s’en sert désormais spontanément sans y penser. Ça n’est plus une mode, ça fait partie des mœurs parce que c’est pratique et abordable. L’arrivée des BIXI bleus électriques au milieu de l’été m’a même permis d’épargner quelques dizaines de dollars (au détriment de JUMP). 

 À une seule occasion, le BIXI que j’ai pris était endommagé (roue tordue); il y a quelques années, en automne, presque le quart des vélos faisaient pitié. Si je me fie aux échos autour de moi, mon expérience positive n’est pas unique. Jamais je n’ai si peu entendu d’utilisateurs se plaindre. La grogne s’est redirigée: les trottinettes électriques ont catalysé les foudres des passionnés de chialage sur les réseaux sociaux, mais ça ne va durer qu’un temps. 

 Deuil 

 À l’approche du retrait des stations BIXI jusqu’au prochain printemps, je me prépare au deuil saisonnier. L’hiver sera long. Sans ces vélos en libre-service, sans les JUMP et sans les trottinettes électriques, Montréal redevient «embêtante» côté transport. 

 Depuis le printemps dernier, j’ai pris l’autobus... une seule fois! Rarement le métro, et je m’y rendais en vélo, ça allait plus vite. Ma carte Opus chargée de billets prépayés de la STM n’est à peu près jamais sortie de mon portefeuille. 

 Électrification 

 Bref, cet été, le vélo, que ce soit BIXI ou JUMP, a presque éradiqué mon utilisation des autobus et des voitures car2Go ou Communauto. Pas parce que je suis «cyclophile» : parce que ça allait souvent plus rapidement, grâce aux moteurs électriques, et que ça revenait moins cher. Même les JUMP à 0,30$ la minute me permettaient de me rendre à peu près n’importe où au centre-ville aussi vite qu’en automobile et pour environ la moitié du prix du taxi. 

 À trois reprises, le JUMP que j’ai voulu utiliser était «vandalisé»: pneu crevé, code QR arraché... Mais c’est la faute des auteurs du vandalisme. Il y a dix ans, ce genre de sabotage visait... les méchants BIXI! Je présume que les trottinettes subiront la hargne des casseurs pendant quelque temps... jusqu’à l’arrivée de la nouvelle technologie bouc émissaire. 

 Avec la concurrence BIXI/JUMP et Lime/Bird, ça augure bien pour 2020, surtout si la Ville décide d’enlever des «bâtons dans les roues» des opérateurs de vélos électriques et de trottinettes (afin d’en attirer davantage) au lieu, comme le voudraient certains, d’en rajouter...