« L’entrepreneuriat, c’est vraiment des montagnes russes ! » | 24 Heures MTL
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« L’entrepreneuriat, c’est vraiment des montagnes russes ! »

Anne Fleischman - 37e AVENUE

 

Jacob Charbonneau a fondé Volenretard.ca pour aider les voyageurs aériens à faire valoir leurs droits. Son entreprise est lauréate du prix Coup de cœur du jury au concours Deloitte Fast 50. Rencontre avec un jeune homme qui voit loin, très loin.

Comment est né Volenretard.ca ?

Tout a commencé à l’Université de Sherbrooke, pendant ma maîtrise en administration des affaires. Avec des amis qui étudiaient dans le même programme, nous cherchions une idée pour monter une entreprise. L’un d’eux avait vécu une mésaventure de vol retardé lors d’un voyage en Europe. À l’époque, le domaine aérien m’était déjà familier, car j’étais responsable de l’optimisation de la performance et de la qualité chez Transat. Je savais donc qu’il pouvait réclamer une indemnisation, mais lui l’ignorait. En approfondissant la question, on s’est rendu compte que la plupart des Canadiens n’avaient aucune connaissance de leurs droits en la matière... Volenretard.ca est né un an plus tard. Nous sommes quatre cofondateurs, dont deux camarades de l’université, mais je suis le seul impliqué dans les opérations.

Selon vous, comment devient-on un bon entrepreneur ?

Bon nombre de connaissances s’acquièrent à l’université. Mon MBA a incontestablement changé ma vie. Mais certaines aptitudes, comme la tolérance au risque et la résilience, sont innées. L’entrepreneuriat, c’est vraiment des montagnes russes ! On frappe souvent des murs, les embûches ne manquent pas... Il faut être comme le roseau : flexible, sans jamais casser. Un facteur de succès déterminant est aussi de savoir bien s’entourer. Pour ma part, j’ai eu l’immense chance de rencontrer un de mes associés, Yanouk Poirier, à l’université. Il était déjà entrepreneur et il m’a pris sous son aile. C’est un ami et un mentor, en plus d’être l’un des cofondateurs de l’entreprise.

Qu’est-ce qui vous rend particulièrement fier ?

Notre croissance est à la fois pancanadienne et internationale ; j’en suis très heureux. Remporter des prix est aussi très valorisant, à la fois pour l’entreprise, comme le prix de Deloitte, et à titre personnel, comme le prix Arista dont m’a honoré la jeune Chambre de commerce de Montréal. Un entrepreneur, c’est comme le quart-arrière de l’équipe : il travaille sur le plan stratégique avec les coachs et, en plus, il est au cœur de l’action sur le terrain. C’est formidable de voir la magie opérer ! On peut bien sûr vivre ce sentiment d’accomplissement en tant qu’employé, mais, quand il s’agit de l’entreprise qu’on a montée et pour laquelle on a pris des risques, les bons coups ont un effet exponentiel.

Qui sont vos héros ?

Tous les gens qui m’entourent et qui ont cru au projet. J’aime aussi rencontrer les autres membres du riche écosystème de l’entrepreneuriat de Montréal. On peut partager nos difficultés et expliquer comment on les a surmontés. Tous les entrepreneurs que je croise sont des héros à leur manière, même ceux qui ont échoué. Se lancer en affaires, faire des sacrifices et croire à son projet... C’est extrêmement inspirant.

 

  • La Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, qui célèbre l’esprit d’initiative et d’innovation, se déroule cette année du 18 au 24 novembre.

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