Femmes cheffes sous les projecteurs au festival de Montréal en Lumière | 24 heures
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Femmes cheffes sous les projecteurs au festival de Montréal en Lumière

Image principale de l'article Femmes cheffes sous les projecteurs
PHOTO COURTOISIE

Les femmes cheffes seront à l’honneur dimanche, lors d’un brunch gastronomique qui braquera ses projecteurs vers des talents d’ici et d’ailleurs, organisé dans le cadre du festival Montréal en lumière.  

«À travers les grandes tendances actuelles, on parle beaucoup des femmes cheffes [...] On veut vraiment leur donner une plateforme, une visibilité, une voix. Il faut qu’elles arrêtent de faire partie des ̈grandes tendances ̈ pour devenir plutôt une partie intégrante de l’industrie, explique Julie Martel, chargée de projet à L’Équipe Spectra. Ce n’est pas vrai qu’il n’y a pas de femmes en gastronomie. Elles sont là.»   

Jusqu'au 1er mars, les Montréalais pourront se délecter à la table des plus grands chefs d’ici au quartier gourmand situé au deuxième étage de la Maison du Festival, qui mettra en vedette des produits québécois ainsi que les saveurs de la cuisine internationale. Ils pourront aussi participer à des circuits gourmands gastronomiques.   

Des battantes   

Le brunch des femmes en gastronomie – ouvert à tous – proposera quant à lui, dimanche, un buffet cuisiné par des femmes cheffes, suivi de la projection du documentaire «À la recherche des femmes chefs» de la cinéaste Vérane Frédiani, au Quartier gourmand.   

Puis, il y aura une table ronde mettant en vedette la critique gastronomique, journaliste et chroniqueuse Estérelle Payany ainsi que Mme Frédiani, aussi gastronome et militante féministe. Elles ont coécrit le livre «Cheffes :500 femmes qui font la différence dans les cuisines de France».   

«On est vraiment heureuses d’y être invitées [...] Ce genre d’événement, c’est primordial. C’est ce qui fait avancer la société. Ces réunions sont super utiles pour que [les femmes cheffes] prennent confiance en elle», estime la réalisatrice.   

Ensemble, elles ont décidé de procéder à un recensement des femmes cheffes en France. Leur liste s’étire à plus de 500 cheffes.   

«Il y en a forcément au moins 200 de plus à rajouter. Nous voulions présenter les femmes et leurs parcours, d’où elles viennent, pourquoi elles cuisinent... J’étais lasse de rabâcher sur les mêmes choses tout le temps. [...] On a vraiment rencontré des battantes», explique Vérane Frédiani.   

Cuisinières ou cheffes   

Au fur et à mesure de leurs recherches, les auteures ont constaté que la majorité des femmes cheffes étaient surprises d’être présentes en si grand nombre en France.   

«Les femmes en cuisine, c’est un peu un serpent qui se mord la queue: elles manquent de notoriété, donc elles reçoivent moins d’invitations, et ça continue comme un cercle vicieux. Notre livre, c’est un outil. On l’a fait un peu à l’attention des médias», soutient Estérelle Payany.   

Les auteures ont réalisé que plusieurs femmes ne s’identifient pas au titre de cheffe, mais plutôt à celui de cuisinière, même si elles pratiquent le même métier qu’un chef cuisinier masculin.   

«Il y en a toujours eu beaucoup dans le milieu de la cuisine. Elles n’étaient juste pas déclarées, puisqu’il n’y avait aucun référencement. Elles étaient là, juste pas considérées comme des égales», explique la critique.   

«Si elles ne sont pas recensées sur Wikipédia, elles n’ont pas existé», ajoute Vérane Frédiani.   

Un part de responsabilité   

Selon elles, les femmes ont aussi une part de responsabilité et doivent mettre la main à la pâte. «Il faut les nommer, les faire apparaître, mais il faut aussi qu’elles s’affichent, qu’elles montrent leur fierté de faire partie du métier, pour remettre les pendules à l’heure, croit Estérelle Payany. Il faut s'entraider entre femmes et tendre la main aux plus jeunes.»   

Pour les deux auteures, rien ne sert de parler des problèmes: il faut parler de solutions. «Je pense qu’il faut être optimiste. On a les clés du changement. Maintenant, qu’est-ce qu’on en fait?», questionne Vérane Frédiani.   

«Et il faut inviter les hommes!, s’est empressé d’ajouter Estérelle Payany. La problématique des femmes ne changera que si les hommes s’y intéressent aussi.»   

  

6 parcours pour une Nuit blanche colorée   

  

Qui dit festival Montréal en lumière dit nécessairement Nuit blanche et activités diversifiées dans les dédales de la ville jusqu’au petit matin. Le métro sera ouvert toute la nuit pour permettre à tous de profiter des 200 activités culturelles offertes – pour la plupart gratuitement – le 29 février. Cette année, le festival propose six parcours différents pour vous aider à mieux planifier votre veillée.   

Une nuit pour vous en mettre plein la vue   

Pour une soirée riche en expositions, en cinéma et en arts visuels, ce premier parcours propose huit escales dans le centre-ville de Montréal. Les oeuvres présentées oscillent entre plusieurs thèmes, de la révolution soviétique russe jusqu’à la nature et l’époque jurassique, en passant par l’art queer. Bref, de l’art pour tous les goûts.   

Une nuit verte   

Le parcours Une nuit verte suggère quant à lui une soirée surprenante, où le vert est employé sous toutes ses définitions: du mini-putt en matériel recyclé au bar Blockhaus sur la rue Ontario, des spectacles d’humoriste sur la condition environnementale, des chorégraphie artistiques récupérées d’anciennes présentations à la Place des Arts... Une Nuit blanche verte, pour ceux qui veulent explorer toutes les nuances.   

Une nuit racontée   

Une nuit racontée offre pour sa part un parcours humoristique, poétique et improvisé, où des artisans de l’art raconté se passeront le flambeau un peu partout dans le centre-ville de Montréal pour divertir toutes sortes de publics. Les formules de «stand-up», de «talk-show,» de pièce de théâtre et autres arts axés sur la performance s’allieront, sous des thèmes variés allant de la perte identitaire à toutes les déclinaisons du mot vert et de ses homonymes.   

Une nuit de création interactive   

Si vous aimez le travail artistique manuel, le parcours Une nuit de création interactive vous invite à exploiter votre fibre artistique lors de divers ateliers créatifs. Vous pourrez faire de la sérigraphie sur un morceau de tissu à l’Atelier Circulaire, de petites créations en argile à La Guilde ou participer à la création d’une oeuvre collective en béton à l’UQAM. Il sera aussi possible d’expérimenter la réalité virtuelle ou admirer le travail de forgerons.   

Une nuit en famille   

Le parcours Une nuit en famille entraînera toute la famille au coeur de Montréal pour vivre une vaste gamme d’activités stimulantes et diversifiées. De la création de jeux de société à la Grande Bibliothèque ou de lanternes à l’aide de matériel recyclé au Pavillon du parc Saint-Viateur jusqu’aux chasses aux trésors sous forme d’enquête, petits et grands y trouveront plaisir et découvertes colorées, toute la soirée!   

Une nuit mouvementée   

Pour les plus dégourdis qui ne tiennent pas en place, le festival présente le parcours Une nuit mouvementée pour se dégourdir au rythme de la nuit. Escalade nocturne au Centre d'escalade Horizon Roc, bal dansant à l’Anticafé Vieux-Port, patin à roues alignées à l’Atrium Le 1000, hula hoop au Studio Bizz, musique de DJ endiablée un peu partout, cours de tango au Studio Tango Montréal... Bref, de tout pour tous les styles.