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Courir, plus vite que le bus ou le métro

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Photo Camille Dauphinais-Pelletier

La semaine dernière, comme journaliste, je me suis rendu à chacune de mes entrevues sur le terrain à pied. À la course. Mon ordinateur dans le sac à dos. En comparant avec les possibilités du transport en commun estimées par l’application Transit, j’ai pu vérifier que je n’ai pas perdu, mais en fait gagné, du temps. 

J’ai deux jambes particulièrement tenaces, pourquoi me priverais-je de les utiliser pour mon travail journalistique qui m’impose souvent des déplacements ?  

Au lieu de courir de bon matin dans le Jardin botanique avant d’entreprendre ma journée, ce qui a été ma charmante routine de cet hiver, j’ai revêtu l’habit sportif et intégré la course à mes activités comme moyen de locomotion.   

Alexis le trotteur à Montréal  

La légende raconte qu’Alexis le Trotteur parvenait à battre les trains à la course ; empruntait-il des raccourcis ? En tout cas, à Montréal, dans un rayon d’environ sept ou huit kilomètres autour de moi, la course rivalise avec l’autobus et le métro lorsque les destinations ne sont pas situées près des principales lignes ou stations.  

Vous vous doutez bien que c’est mon reportage au sujet des deux Longueuillois d’origine française qui traversent le canal maritime du Saint-Laurent gelé pour venir travailler au centre-ville pendant l’hiver qui m’a inspiré cette résolution de courir partout comme journaliste... au moins jusqu’au retour des BIXI.  

Gagner du temps  

Mercredi dernier, il y avait une petite tempête de neige. Je devais me rendre à Tétreaultville pour un reportage au sujet de la Brigade Neige qui utilise des chercheurs d’emploi p our pelleter les entrées et les escaliers d’aînés du voisinage. À partir de chez moi, à Hochelaga-Maisonneuve, Transit estimait ce trajet en métro-bus à 40 ou 50 minutes (sans tenir compte des risques de pannes ou retard). Le journal 24 Heures m’offrait le taxi, mais j’ai préféré courir ; sans me hâter, j’ai parcouru ce 5,5 km en 39 minutes.  

Parfois, je vais rejoindre une amie dans son café du Plateau-Mont-Royal, pour y travailler à mes articles. Encore une fois, je gagne quelques minutes à courir (sur 7 km) au lieu de prendre le métro et l’autobus qui me prendraient quasiment une heure. Je trimbale alors du linge de rechange pour me mettre un peu au propre une fois à destination, mais, comme je vous disais, j’évite de courir trop vite... question de ne pas suer trop abondamment.   

En tout, du lundi au vendredi, j’ai parcouru 58 km. Je ne crois pas m’être senti aussi en forme depuis... mes quinze ans ! C’est difficile à exprimer, mais c’est très satisfaisant d’inscrire la course à ses fonctions professionnelles au lieu de s’entraîner avant ou après le travail comme un à-côté.  

 

 

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