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Port du masque: pas un risque pour la sécurité

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Photo Joël Lemay, Agence QMI

MONTRÉAL – Le port du masque pour limiter la propagation du virus de la COVID-19 ne risque pas d’être une menace pour la sécurité publique ni d’encourager la criminalité, selon une criminologue.

Depuis vendredi dernier, les autorités québécoises de santé publique recommandent de porter un couvre-visage dans les lieux publics lorsque la distanciation physique de deux mètres n’est pas possible, comme dans des transports collectifs.

Dans le contexte de pandémie, les bénéfices pour la santé de porter le masque dépassent largement les possibles inconvénients d’un point de vue de sécurité publique, croit la criminologue Maria Mourani.

«La probabilité qu’on se retrouve avec une augmentation des crimes à cause du port masque est très minime», soutient-elle.

Dans certains pays asiatiques, le port du masque est courant même en dehors d’une pandémie. Or, cette pratique «n’a pas forcément contribué à une augmentation de la criminalité ou à une diminution des arrestations des criminels», note-t-elle.

«Prenez par exemple le Japon: c’est l’un des pays où le taux de criminalité est le plus faible», poursuit-elle.

«On ne peut pas nier que le port du masque peut amener des individus à se camoufler plus facilement», convient la criminologue.

Cela dit, les personnes qui commettent un acte criminel sont déjà portées à se cacher le visage. Pour Mme Mourani, les gens ne vont pas nécessairement se sentir moins en sécurité parce que tout le monde autour d’eux est masqué.

«Le sentiment d’insécurité va varier beaucoup d’une personne à l’autre. Il y a des gens qui vont se sentir en sécurité parce que les gens portent des masques», fait valoir Mme Mourani.

Encore trop tôt

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne s’est pas avancé sur les défis que peut engendrer le port du masque.

«La question est légitime, mais c’est un peu prématuré, c’est un peu tôt pour voir ce que ça va apporter comme problème et si oui, ce qu’il peut y avoir comme solutions», a dit André Durocher, directeur des communications du corps policier.

Par ailleurs, «les patrouilles préventives (du SPVM) n’ont pas été retirées» du métro, a affirmé l’inspecteur Durocher, précisant que les effectifs sont restés les mêmes.

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