Fermeture d'une librairie emblématique près de l'UdeM | 24 heures
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Fermeture d'une librairie emblématique près de l'UdeM

La librairie Olivieri sur la rue Côte-des-Neiges fermera définitivement ses portes, après avoir vendu des milliers de bouquins aux étudiants de l’Université de Montréal (UdeM) pendant plus de 35 ans.  

L’annonce a été faite dans un long message sur les réseaux sociaux par les fondateurs de la librairie, Rina Olivieri et Yvon Lachance.    

«En effet, à la pandémie actuelle et au confinement, s’ajoute pour nous la perspective de travaux majeurs à Côte-des-Neiges. Nous avons déjà par le passé navigué en terrain hostile, mais cette fois-ci, avouons-le, c’en est une de trop. La construction de nouveaux condos à l’emplacement du Saint-Hubert se traduira par une diminution de l’achalandage et affectera gravement les activités de la librairie», écrivent-ils.    

  

  

Avec l’impossibilité d’ouvrir la terrasse cet été, pour cette librairie qui possédait aussi un bistro, les opérations en seront encore plus affectées, constatent les anciens propriétaires.    

Olivieri a tenu à remercier l’UdeM, avec qui elle collaborait depuis plusieurs années, mais aussi des institutions comme le collège Brébeuf et Notre-Dame.    

Renaud-Bray  

La librairie indépendante avait été achetée en 2016 par le plus grand réseau de librairies francophones en Amérique du Nord, Renaud-Bray, après avoir succombé au poids des travaux sur la rue Côte-des-Neiges.    

D’ailleurs, un magasin Renaud-Bray est situé directement en face de la librairie Olivieri, de l’autre côté de la rue.    

«Blaise Renaud nous a permis de poursuivre notre engagement en toute indépendance, dans le respect de nos compétences réciproques, contre vents et marées. Nous l’en remercions vivement», ont assuré les anciens propriétaires dans leur missive.    

L’institution termine en remerciant la première cohorte de clients, employés, écrivains, artistes de la librairie, plus à risque de développer des complications avec la COVID-19.    

«Plusieurs sont aujourd’hui parmi les premières victimes de cette pandémie, reclus plus que les autres, confinés à tenter d’échapper à cette maladie. Bon courage», ont écrit les fondateurs de ce commerce.

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