Perte de 165 millions $ depuis le début de la crise: le transport en commun a besoin d'aide financière | 24 heures
/transports

Perte de 165 millions $ depuis le début de la crise: le transport en commun a besoin d'aide financière

L'organisme qui chapeaute la gestion du transport en commun dans le Grand Montréal sollicite l'aide de Québec afin d'éponger les pertes de revenus occasionnées par la COVID-19, qui s'élèvent maintenant à plus de 165 millions $. 

Les différentes sociétés de transport ont constaté une baisse d'achalandage qui varie entre 80 % et 90 % depuis le début de la crise, puisque les gens restent davantage chez eux ou évitent les transports collectifs. Dans plusieurs autobus, l'embarquement par l'arrière empêche aussi la vérification des titres de transport. 

En appliquant un scénario semblable pour le mois de mai, les sociétés de transport de la région de Montréal encaisseraient des pertes de revenus tarifaires estimées à plus de 165 millions $ depuis la mi-mars par l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). 

Pour contrôler l'hémorragie, l'ARTM a confirmé au «24 Heures» avoir des discussions avec le gouvernement du Québec afin que ce dernier assume une partie de la facture liée à la chute des revenus des sociétés de transport qui desservent Montréal, Laval, Longueuil et les municipalités des couronnes. 

«Nous devons solliciter l’aide des gouvernements pour faire face aux impacts sans précédent d’une telle crise, car les usagers, les autorités de transport et les municipalités ne peuvent assumer seuls un tel fardeau», a indiqué le porte-parole de l’ARTM, Simon Charbonneau, sans préciser le contenu de ces échanges. 

L'ARTM mentionne avoir formé un comité avec la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) afin d'effectuer des représentations politiques auprès du gouvernement du Québec.