Les restaurateurs comptent sur les terrasses pour assurer leur survie | 24 heures
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Les restaurateurs comptent sur les terrasses pour assurer leur survie

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MONTRÉAL – Les propriétaires de restaurants et de bars misent beaucoup sur les terrasses pour traverser la crise du coronavirus cet été.  

Pour remettre son Club Date dans Le Village sur les rails, Danny Jobin rêve d’un allègement des lois relatives à la consommation d’alcool dans les rues. Comme à La Nouvelle-Orléans, cite-t-il en exemple. 

«Vu que Sainte-Catherine sera piétonne quand même, à cause du corridor sanitaire, j’aimerais qu’on nous laisse avoir des petits comptoirs de type crèmerie, mais où on servirait de l’alcool au lieu de faire des cornets. On pourrait commander notre gin-tonic préparé par notre barmaid préférée, le prendre pour emporter et le boire en marchant», a-t-il suggéré. 

Photo CATHERINE GENEST

«Ça nous ferait un peu de revenus et on sera moins obligé d’achaler le gouvernement pour qu’il nous donne de l’argent», a ajouté M. Jobin. 

Les bars et les restaurants vont être parmi les derniers commerces à rouvrir au Québec. Selon un sondage de l’Association Restaurant Québec publié jeudi, 60 % des restaurateurs estiment qu'ils ne pourront pas rouvrir si la crise s’étire sur six mois. 

• À lire aussi: La majorité des restaurateurs se disent prêts à rouvrir leur salle à manger 

François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ aimerait que l’administration de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’inspire de la Ville de Québec qui a revu le coût des permis de terrasse à la baisse, les faisant passer de 3300 $ en moyenne à 50 $ pour la saison. 

M. Meunier souhaite aussi que les terrasses puissent s’agrandir. 

«Les règles de distanciation physique vont compliquer les choses et si on est restreints à l’espace auquel on a droit habituellement, ce ne sera vraiment pas rentable. À l’ARQ, on pense qu’il faut que les terrasses puissent déborder sur le domaine public, sur les trottoirs, voire même dans les rues.» 

Catherine Cadotte, attachée de presse du cabinet de la mairesse et du comité exécutif de Montréal, n’a pas trop voulu s’avancer à cet effet. 

«À ce stade-ci, la [date de] réouverture des restaurants et des terrasses n’est pas déterminée et il s’agit d’une information préalable nécessaire avant de déterminer les mesures possibles.» 

Elle ajoute toutefois que ses collègues de l’hôtel de ville en sont à élaborer un plan pour «repenser le partage de l’espace public, en particulier pour les piétons et les cyclistes». 

Reste seulement à voir si ce projet sera annoncé à l’occasion du point de presse de vendredi. Déjà, on sait que le dévoilement de plan d’aménagement urbain estival sera à l’ordre du jour.