Magasinage: impossible de tester le maquillage | 24 heures
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Magasinage: impossible de tester le maquillage

La crise de la COVID-19 a des impacts jusque dans les rayons beauté des magasins: il n’est plus possible de tester ou de manipuler les cosmétiques et les parfums avant de passer à la caisse.  

C’est lundi qu’avait lieu la réouverture des magasins ayant pignon sur rue à Montréal, et nombreux sont celles et ceux qui en ont profité pour refaire le plein de maquillage. Du nombre, Maxin Rombout, une cliente croisée dans la file devant le Holt Renfrew sur Sainte-Catherine Ouest.   

 

CATHERINE GENEST/24 HEURES/AGENCE QMI

 

«Je viens acheter de la poudre pour le visage et du démaquillant, c’est sûr. Les marques que j’achète, comme Chanel, sont plus dispendieuses, et je ne veux pas commander en ligne.»   

Si le Sephora de la même artère a repoussé sa réouverture à ce vendredi, le département des cosmétiques de La Baie devant le Square Phillips reprenait du service lundi. Toutes les conseillères beauté portaient le masque ou une visière.   

 

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«Plutôt que de permettre aux clientes de toucher, nous privilégions une approche didactique où les associées vont montrer aux clients comment appliquer les produits sur des croquis de visages», explique Jessie Reed, spécialiste en communications corporatives pour La Baie d’Hudson.   

Sur place, aucune conseillère n’était autorisée à répondre aux questions des journalistes, mais on remarquait rapidement l’absence totale de démonstrateurs sur les tables des différentes marques. Une autre consigne formulée par la maison mère de Toronto.   

«Les testeurs ne sont pas disponibles aux comptoirs, et les fragrances pourront seulement être senties sur des mouillettes données par les associées beauté», ajoute Mme Reed.   

 

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Non loin de là, au Jean Coutu, c’est sensiblement la même politique. La cosméticienne Dianne (qui a préféré taire son nom de famille) doit faire preuve de débrouillardise pour conseiller ses clients qui recherchent un fond de teint.   

«C’est vraiment dur, mais on connaît nos produits, et certaines compagnies nous ont fourni des petits nuanciers qu’on peut mettre à côté du visage de la personne. On peut le désinfecter facilement après coup.»   

 

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Elle remarque également que le port du masque change les habitudes de consommation. «C’est sûr qu’on vend moins de rouge à lèvres. La moitié de notre visage est caché, donc le maquillage pour les yeux est plus populaire en ce moment.»   

Faire preuve d’adaptation   

Chez Miniso, une chaîne chinoise qui offre divers produits ménagers à bas prix, les démonstrateurs de traceurs liquides et de poudres pressées ont également été retirés des étagères. «Pour l’instant, on est pas mal en train d’improviser», avoue la vendeuse Sabrina Tran.   

 

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«Ce qu’on a commencé à faire, c’est que chaque personne qui travaille ici a sa propre collection de testeurs. On applique le produit directement sur nous pour le montrer aux clientes.»   

Du côté de chez Holt Renfrew, cependant, certains testeurs étaient encore disponibles dans les espaces désignés. La gérante du département a néanmoins refusé de nous accorder une entrevue.

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