Des cloisons protectrices pour 425 taxis de Montréal | 24 heures
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Des cloisons protectrices pour 425 taxis de Montréal

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COURTOISIE BUREAU DU TAXI DE MONTRÉAL

MONTRÉAL – Quelque 425 taxis montréalais ont été équipés de cloisons séparant le conducteur des passagers pour limiter le risque de propagation de la COVID-19, depuis l’annonce d’une aide financière de la Ville. 

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D’ici la fin juin, Montréal souhaite équiper environ 900 taxis de cloisons protectrices. 

Le 16 avril dernier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait annoncé un soutien de 260 000 $ à l’industrie du taxi pour installer des cloisons transparentes dans les véhicules et acheter des produits sanitaires. La Ville a aussi remis une liste de fournisseurs aux compagnies de taxi. 

Un lave-auto à vapeur sèche pour décontaminer les autos en dix minutes a également été mis sur pied. Entre le 27 avril et le 19 mai, 295 véhicules différents ont été décontaminés. 

Certains chauffeurs plus actifs y passent deux fois par semaine, d’après le Bureau du taxi de Montréal. Il y a eu ainsi 356 décontaminations. L’objectif est de faire 500 décontaminations par mois jusqu’à la fin juillet. 

COURTOISIE BUREAU DU TAXI DE MONTRÉAL

Cloisons en demande

D’après un premier un bilan du programme fait par le Bureau du taxi, plusieurs devront attendre en juin pour obtenir un rendez-vous pour installer des cloisons «très en demande». 

«L’installation de cloisons protectrices est un peu plus complexe dans le contexte actuel parce qu’il faut respecter les règles de distanciation», a expliqué Sophie Mauzerolle, présidente du conseil d’administration du Bureau du taxi et responsable associée en mobilité au comité exécutif de la Ville. 

«On voit qu’il y a vraiment un engouement», a ajouté Mme Mauzerolle. De plus, «dans le contexte de déconfinement progressif, il y avait vraiment un besoin» dans l'industrie. 

Montants insuffisants

Selon Jean Fortier, directeur général de Taxi Coop à Montréal, le programme de la Ville fonctionne bien et l'entreprise a été en mesure de trouver de bons fournisseurs. Par contre, les montants accordés sont insuffisants. 

L'argent lui permet d'équiper seulement 60 automobiles et cinq camionnettes de cloisons, sur une flotte de 350 véhicules. «J’aurais aimé en avoir au moins pour 150 véhicules», a-t-il déploré. 

De plus, certains produits en demande coûtent plus cher. «Le Purell, c’est comme de l’or blanc de ce temps-là», a ironisé celui qui voit la facture grimper rapidement. 

Fin 2019, il y avait 4 692 véhicules de taxis et 8 790 chauffeurs à Montréal. Environ 20 % des taxis seraient actifs dans le contexte actuel, d’après le Bureau du taxi qui se fie aux dires des compagnies. 

Cette statistique a du sens aux yeux de Jean Fortier. «C’est sûr que ça augmente, mais le volume n’est pas là. On a moins que la moitié des appels qu’on avait normalement.»