Le jardinage comme méditation | 24 Heures MTL
/mtl-news/news

Le jardinage comme méditation

Image principale de l'article Le jardinage comme méditation
PHOTO COURTOISIE

MONTRÉAL – L’intérêt pour le jardinage a connu une hausse marquée depuis le début de la pandémie alors que plusieurs autres activités de loisirs ont été annulées. Le «24 Heures» suivra au cours de l’été l’évolution du potager de la famille Beales, qui a accepté de nous y accueillir.

Mercredi, au jardin communautaire de Verdun, John Beales et son garçon Benjamin bravaient la canicule et s’affairaient sur la parcelle de terre qui leur est dédiée.

PHOTO COURTOISIE

Comme chaque année, les parents et leurs deux enfants démarrent leur jardin aux alentours de la mi-mai et espèrent récolter au cours des prochains mois tout un éventail de produits, de l’ail à la laitue en passant par les vivaces.

Ça représente beaucoup de travail: pendant les périodes de canicule, les plants exigeront un ou deux arrosages quotidiens, alors que de l’eau aux deux jours suffira vers la fin de la saison. Il faudra aussi penser au désherbage, et éventuellement aux récoltes.

Heureusement, Benjamin, 8 ans, ne chôme pas. Lors de notre entrevue, il aidait son père en creusant quelques trous et en arrosant les plants.

«J’aimerais avoir mon propre jardin», indique-t-il même.

Tradition

Ça fait maintenant neuf ans que le président de la Société d’horticulture Les Pouces verts de Verdun utilise le jardinage comme «méditation».

«C’est une chance d’être dehors en train de faire quelque chose de [concret]. Dans mon métier, tout ce que je fais, c’est sur mon ordi. Ce n’est pas vrai», indique celui qui travaille comme webmestre.

M. Beales a quitté Calgary avec sa conjointe en 2005 pour s’installer à Montréal. Les deux étaient alors danseurs de ballet professionnels, et ont poursuivi leur art dans la métropole. Depuis, M. Beales a troqué la danse pour l’informatique et sa conjointe donne maintenant des cours de danse.

Malgré la COVID-19

Normalement, le temps d’attente pour obtenir un espace est d’environ un an aux Pouces verts de Verdun, un délai qui risque d’augmenter considérablement avec la pandémie.

«On a au moins 200 personnes sur la liste d’attente, révèle M. Beales. Cette année, c’est spécial», dit-il, estimant que seulement huit d’entre elles obtiendront un espace.

PHOTO COURTOISIE

La Ville de Montréal a autorisé la réouverture des jardins communautaires à partir du début du mois. Cependant, le nombre de jardiniers présents doit être contrôlé pour assurer la distanciation sociale, et les artisans de la terre sont encouragés à amener leurs propres accessoires.

Le lavage des mains demeure obligatoire et les instruments communs sont nettoyés avant et après chaque utilisation.

M. Beales met en garde ceux qui désirent jardiner pour économiser. Dans son cas, l’argent économisé équivaut à celui dépensé pour l’achat de semis et de plantes.

«Il faut aussi regarder le temps que ça prend», ajoute-t-il. Mais, cela lui permet d’obtenir plus facilement certains items et de concocter confitures ou repas.

«Je n’ai jamais vu de cassis au marché. On peut aussi avoir de meilleures tomates», donne-t-il en exemple.

À lire aussi

Et encore plus