COVID-19: les friperies de Montréal redoublent de prudence | 24 heures
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COVID-19: les friperies de Montréal redoublent de prudence

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PHOTO COURTOISIE/Catherine Genest

Les propriétaires de boutiques de seconde main s’exposent à de plus grands risques que les vendeurs de vêtements neufs, puisque leur marchandise provient de multiples sources. Les mesures de sécurité qu'ils mettent en place sont donc encore plus strictes.

Raphaëlle T-Benarbia, de la boutique Ex Voto dans la Petite-Italie, prenait déjà de grandes précautions avant la pandémie pour exterminer les possibles punaises de lit. «Normalement, je mets les vêtements en congélation, je les lave à la machine, je les sèche puis je les passe à la vapeur. Comme ça, on est sûr qu’il n’y a vraiment rien», a-t-elle expliqué.

«Pour le virus, on fait le même procédé et, en plus, les items essayés et non achetés sont repassés à la vapeur. Ensuite, je mets les vêtements de côté pour ne pas que quelqu’un d’autre les essaie un 24 h ou 48 h. C’est vraiment de la job», a-t-elle confié.

De son côté, le directeur général de l’organisme Renaissance Éric St-Arnaud y va d’une mesure de sécurité encore plus stricte. «La salle d’essayage, chez nous, présentement, est fermée, a-t-il dit. On va donner une extension à notre période d’échange et tous ces items-là vont demeurer dans un bac pendant 48 heures avant de retourner sur le plancher.»

Le risque zéro n’existe pas, mais ce qu’on veut chez nous c’est le réduire au maximum», a-t-il ajouté.

Réouverture progressive

Les friperies ont pu rouvrir leurs portes le 25 mai dernier en même temps que les autres marchands du Grand Montréal qui ont pignon sur rue, à condition d'avoir une porte qui donne sur l'extérieur.

Plusieurs ont décidé d'attendre un peu avant de le faire, pour mieux appréhender les risques. C'est le cas de la chaîne Citizen Vintage. «On n’est pas encore rouverts, mais nous sommes en voie de le faire. Notre magasin du Mile-End devrait ouvrir le 10 ou le 11 juin. Ensuite, nous verrons pour les autres succursales», a affirmé la copropriétaire Lara Kaluza.

Craintive, elle prévoit offrir une expérience de magasinage particulièrement intimiste à ses clientes. «On va probablement commencer par deux personnes à la fois et voir comment ça se passe», a-t-elle ajouté.

Rose-Anne Dubé, copropriétaire de la friperie Raymond IV sur Ontario Est, opte également pour un retour progressif. Habituée de commercer avec des particuliers collectionneurs de vêtements vintage, elle a choisi de suspendre cette portion des activités momentanément.

«Nous allons recommencer tranquillement à racheter [des vêtements] et nous allons prendre des précautions plus sérieuses comme mettre les vêtements en quarantaine 48 h avant de les évaluer et mettre des gants pour faire l’évaluation, a-t-elle dit. Bien sûr, tous les vêtements sont lavés avant d’être mis sur le plancher», dit-elle.

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