Les foires alimentaires haut de gamme ne savent pas quand elles rouvriront | 24 heures
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Les foires alimentaires haut de gamme ne savent pas quand elles rouvriront

Les trois foires alimentaires haut de gamme du centre-ville de Montréal, inaugurées en grande pompe au cours de la dernière année, font déjà face à de grands défis et ne savent pas quand elles rouvriront.

Le Time Out Market du Centre Eaton, le Cathcart de la Place Ville-Marie et Le Central, situé dans le Quartier des spectacles, ont le droit de rouvrir le 22 juin en même temps que les autres restaurants montréalais, mais aucun d'entre eux n'a confirmé de date d'ouverture officielle.

La situation est particulièrement difficile au Central, qui accueille surtout des mélomanes et des amateurs de théâtre qui viennent se rassasier avant un spectacle. Or, les salles avoisinantes ne sont pas près de rouvrir leurs portes.

L'établissement a donc décidé de prendre une «pause temporaire» et de ne pas rouvrir le 22 juin. «Dans un contexte où le centre-ville n'est plus fréquenté par nos clientèles naturelles, nous devons évaluer la pertinence d'ouvrir au-delà de l'autorisation de le faire», a révélé la directrice générale Geneviève Touchette.

«Notre inquiétude est intimement reliée à celle des salles de spectacle. Notre fonctionnement et notre ADN sont attachés à l’activité culturelle. Le midi, on avait quand même une clientèle d’affaires, mais là, il n’y a juste plus rien.»

Des tours à bureaux presque vides

Les deux autres food court «de luxe» dépendent surtout de l'achalandage dans les tours à bureaux du centre-ville. Laurent Ruffier-Lanche, directeur général du Time Out Market, se dit plutôt optimiste même s'il rouvrira «un petit peu plus tard» que le 22 juin. Il estime même que l’aménagement de son hall gourmand lui donne une longueur d’avance en pleine crise de la COVID-19.

«L’avantage qu’on a, c’est nos grands espaces, a-t-il indiqué. Ça nous permet de pratiquer la distanciation sociale lorsque c’est nécessaire. On a quand même une certaine flexibilité que les restaurants plus petits n’ont pas.»

Le cofondateur du Cathcart Alexandre Besnard ne croit pas que la montée en popularité du télétravail affectera son achalandage à long terme.

«À la grandeur planétaire, les grands centres urbains se densifient depuis des centaines d’années et je ne crois pas qu’une pandémie qui durerait même un an aura une réelle incidence», estime-t-il.

«Un taux d’inoccupation de 10% supplémentaire dans les tours à bureaux n’aura probablement pas tant d’impact que ça [sur nos activités]. S’il en a un, je crois qu’il sera très petit.»

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