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L'homme qui a vu la baleine

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PHOTO COURTOISIE

Pilote de navire dans la voie navigable du Saint-Laurent depuis treize ans, Simon Lebrun a été le premier à photographier le spectacle insolite d’un rorqual à bosse s’ébrouant dans les eaux de Montréal, à la fin du mois dernier. Dix jours plus tard, par un triste hasard, c’était encore lui qui rapportait les premières images de sa carcasse échouée près de Varennes.

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Sa rencontre initiale avec le baleineau a eu lieu près de l’île Sainte-Thérèse vis-à-vis de Pointe-aux-Trembles, aux aurores du 30 mai. «J’étais le premier navire à parvenir à la métropole, et le soleil se levait quand je l’ai vu, raconte M. Lebrun. Je me suis empressé de propager la nouvelle de son arrivée.»

Presque au même endroit dans le fleuve, mardi matin, il a retrouvé la bête, morte cette fois. «Je suis parti à 5h de Trois-Rivières et, une heure et demie plus tard, je l’ai aperçue, échouée sur le côté, parfaitement immobile. C’est seulement plus tard dans la journée que sa carcasse s’est mise à dériver...»

Carcasse à utiliser

Malgré le dénouement crève-cœur, M. Lebrun juge que la «visite» de la baleine a eu du bon. «Pendant dix jours, c’était hallucinant. Les gens venaient la voir avec les enfants qui rêvaient soudainement de baleines dans leur cour arrière. Dans ce contexte, elle a apporté beaucoup de bonheur et peut-être piqué beaucoup de curiosité.»

Instigateur du Défi de Canot à glace de Montréal et organisateur de dizaines d’évènements culturels en rapport avec le port et le fleuve, le pilote Simon Lebrun espère que les autorités sauront utiliser les restes de la défunte baleine à des fins éducatives. «Que vont-ils faire avec la carcasse? Ce serait bien de rendre ça intéressant pour les enfants qu’elle a fait rêver. On pourrait l’empailler ou présenter son squelette à des fins de vulgarisation scientifique ou trouver un autre moyen de lui faire honneur dans la durée au lieu de juste la mettre aux poubelles...»

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