Crise du logement: les locataires à faible revenu victimes de discrimination | 24 Heures MTL
/mtl-news/news

Crise du logement: les locataires à faible revenu victimes de discrimination

Un organisme qui défend les droits des locataires a collectionné sur les réseaux sociaux des exemples de discrimination de propriétaires de logements envers les personnes à faible revenu. 

Il existe peu de chiffres sur ce type de discrimination, puisque celle-ci est difficilement visible, affirme le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

Néanmoins, l'organisme a présenté dans un rapport une quinzaine de captures d'écran prises dans des groupes Facebook où des propriétaires faisaient des commentaires désobligeants sur les personnes à faible revenu.

«JAMAIS prendre un BS dans un logement de plus de 500$», mentionne un internaute.

«Ça te protégera des foutus bougons qui exploitent le système et d’un recours pour discrimination», peut-on aussi lire d’un propriétaire qui propose de spécifier que d’autres visites auront lieu afin de se protéger.

Un propriétaire a le droit de s’assurer de la capacité de paiement d'un locataire par une lettre de recommandation d’une institution bancaire, d’un ancien propriétaire ou en demandant une enquête de crédit.

Il est cependant interdit de refuser un locataire pour un motif comme être prestataire d'une aide de dernier recours, être prestataire d'une prestation d'assurance emploi ou posséder un revenu modeste, selon la Charte des droits et libertés du Québec.

«C’est pratiquement impossible»

Ce type de discrimination, auquel s'ajoute la crise du logement, rend la situation pénible pour les personnes à faible revenu. Alexandre Paquette le sait bien; il est sur l'assistance sociale et doit se trouver un nouveau logement, puisque celui qu’il sous-loue sera repris par le propriétaire pour rénovations.

À un mois du 1er juillet, la recherche devient extrêmement difficile pour M. Paquette, qui multiplie les visites pour finalement ne pas trouver chaussure à son pied.

«Ça va arriver parfois de me faire dire que je n’ai pas assez de revenus», explique-t-il. Selon lui, la discrimination demeure souvent cachée; on lui aurait précisé à plusieurs reprises que l’appartement avait déjà été pris à la fin de ses visites.

II dit que même plusieurs organismes d’habitation à but non lucratif ont même refusé de lui offrir un logis.

Hans Brouillette, directeur des relations publiques pour la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), dénonce la discrimination effectuée par exemple sur une base raciale et assure réaliser plusieurs rappels aux propriétaires. Cependant, il souligne que les propriétaires sont libres de ne prendre aucun risque inutile sur les paiements de loyer.

À lire aussi

Et encore plus