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Une Fête nationale historique, croit Didier Lucien

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Joël Lemay / Agence QMI

Cette année, la Fête nationale sera très loin de ce qu’on connaît, puisqu’il n’y aura pas de rassemblements extérieurs. Elle sera cependant bien spéciale, même historique. 

«On va pouvoir dire : “ moi, je l’ai vécu, ça! “ », lance Didier Lucien, le porte-parole de l’événement.

Pandémie oblige, le spectacle de la Fête nationale, auquel participeront entre autres Patrice Michaud, Gregory Charles, Marie-Mai, Louis-Jean Cormier, Cœur de pirate, FouKi et Marie-Pierre Arthur, se fera sans public dans l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières. Il sera diffusé en simultané à Radio-Canada, Télé-Québec, TVA et V, mardi à 20 h.

«Normalement, les Québécois sont divisés dans 700 sites différents à travers le Québec, avec toutes les fêtes de quartier. Cette année, ça va être la première fois que tout le monde va être en train de faire la même affaire à la maison. Ça va plus ressembler au jour de l’An qu’à la Fête nationale!», souligne le comédien.

Justement, Didier Lucien croit que ce serait un bon moment pour réfléchir à ce qu’on pourrait faire pour rendre le Québec meilleur.

«Au départ, je pense que la Saint-Jean, c’était un truc par rapport au solstice, au soleil qui revient. Alors, c’est quelque part un peu comme le point zéro où, un peu comme au jour de l’An, on prend des résolutions pour la prochaine année. Ça pourrait être par rapport au Québec, mettons», réfléchit-il.

Quand on lui demande si les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste ont toujours été importantes dans sa vie, Didier Lucien avoue que non.

«Honnêtement, je ne me suis jamais vraiment senti inclus dans la fête. Cela dit, la raison pour laquelle je suis là, ce n’est pas parce que ç’a été ainsi que ç’a besoin de durer. L’idée, c’est que le futur soit différent pour tout le monde», affirme-t-il.

Joël Lemay / Agence QMI

Dans la tourmente

Le comédien, auteur et metteur en scène a été pris, bien malgré lui, dans deux tempêtes depuis qu’il a accepté le mandat de porte-parole de la Fête nationale en janvier. D’abord, la pandémie qui a chamboulé tout le Québec, puis le mouvement #BlackLivesMatter qui amenait les journalistes à le questionner sur cet enjeu plutôt que sur la Saint-Jean-Baptiste.

«Mon mandat n’est pas par rapport à moi en tant que moi et la couleur de peau. Ce que j’ai à défendre personnellement n’a rien à voir avec ce que la Fête nationale a à vendre comme party, comme fête. Moi, je suis là pour avoir un beau sourire et dire : ça va être le fun cette journée-là! On va prendre un break de la pandémie!», insiste-t-il.

Répétition haute en émotions

Au moment de l’entrevue, le porte-parole avait assisté à une répétition du spectacle. Un moment particulier pour lui.

«C’était étrange. Tout le monde avait des masques, il y avait une certaine distance entre tous, mais il y avait une espèce d’effervescence, explique Didier Lucien. J’ai réalisé que tous ces musiciens-là sont toujours en tournée normalement, mais là, la Fête nationale, c’est le seul show qu’ils ont! Tout le monde chante et joue de la musique comme si c’était la dernière fois. Je pense qu’il y a quelque chose qui va se passer le soir du show!», conclut-il.

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