Les arrestations de prêtres alimentent un recours collectif déjà entamé | 24 Heures MTL
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Les arrestations de prêtres alimentent un recours collectif déjà entamé

L’arrestation de cinq présumés prêtres pédophiles mardi coïncide avec les discussions bien entamées pour régler le recours collectif contre le Collège Bourget et les Clercs de Saint-Viateur. 

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Le recours collectif, qui demande une indemnisation minimale de 35 M$ contre le Collège Bourget de Rigaud en Montérégie et les Clercs de Saint-Viateur, a été déposé en décembre 2017, et, depuis, le nombre ne plaignants ne cesse d’augmenter. Ils sont environ 270 aujourd'hui.

«Une dizaine de victimes se sont ajoutées après la nouvelle des arrestations [à Joliette], mais c’est tout nouveau. [...] Ça s’enligne bien, les avocats ont montré une bonne ouverture», a expliqué un des avocats qui représentent les plaignants, Justin Wee.

Pour Me Wee, si le nombre de prêtres ou frères accusés n'est pas aussi élevé, c'est parce que plusieurs agresseurs sont aujourd'hui décédés.

Mardi matin, la Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation de cinq prêtres et frères à Joliette, dans Lanaudière, pour de présumées agressions sexuelles contre des mineurs concernant 15 victimes entre 1976 et 1989.

Le directeur général du Collège Bourget, Philippe Bertrand, a connu un père et un frère arrêtés mardi, Jean Pilon (78 ans) et Gérard Whissel (81 ans). Ils ont résidé au Collège Bourget dans le passé, et M. Bertrand les a bien connus lorsqu’il n’était qu’un simple élève.

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

«S’il y a eu des crimes commis, la justice doit suivre son cours. [...] Je n’aurais pas pensé qu’ils puissent commettre ce genre de geste», a-t-il expliqué.

À l’époque, les religieux résidaient au dernier étage du Collège Bourget.

«Mes pensées vont avec les victimes», a commenté le directeur général du Collège Bourget, Philippe Bertrand, qui se réjouit de voir que son établissement est désormais «exempt d’éléments déplorables».

De leur côté, les Clercs de Saint-Viateur n’ont pas voulu commenter la nouvelle. «Nous collaborons avec la police et la justice pour faire la clarté dans ce dossier», a-t-on simplement indiqué.

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