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Montréal adhère au concept de «ville 15 minutes»

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Joël Lemay / Agence QMI

MONTRÉAL – Une ville où l’on peut se rendre au travail, faire ses courses, aller se divertir en une quinzaine de minutes seulement: c’est ce à quoi aspire la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

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Le concept de «ville 15 minutes» est promu dans un récent rapport du C40 (Cities Climate Leadership Group) sur la relance post-pandémie, prônant une relance écologique et juste. Dans cette ville de l’avenir, on envisage que les citadins puissent se rendre au travail et avoir accès aux services essentiels en quelques minutes de marche ou de vélo.

Mme Plante faisait partie du groupe de travail ayant produit le rapport, mis sur pied à la fin avril par le C40, un réseau de villes mondiales voulant lutter contre les changements climatiques.

«Il y a une idée que j’ai trouvée fabuleuse et je pense qu’on va pousser davantage au C40, c’est l’idée du 15 minutes (...) pour aller travailler, faire ses courses, se divertir. Ce qui est assez près d’un concept anglophone qui s’appelle work, live and play. C’est un quartier et une ville à échelle humaine», fait valoir Mme Plante.

«À Paris, la mairesse (Anne) Hidalgo a décidé qu’elle allait pousser cet élément et je regarde ça de très près, c’est fort intéressant», ajoute la mairesse de Montréal.

Malgré les rigueurs hivernales, Mme Plante croit que le concept pourrait s’appliquer ici, à condition de miser sur le réseau de transport actif et collectif.

«Le 15 minutes pourrait très bien être efficace avec un transport collectif qui est vraiment étendu, avec beaucoup d’offres, parce que pour l’instant, 15 minutes, c’est tout à fait impossible en transport collectif», dit-elle.

Le «15 minutes» en soi est surtout symbolique, explique la mairesse. Il se peut que dans certaines villes, on parle plutôt de 20 ou même de 30 minutes en fonction des particularités locales. L’objectif, à la fin, ce sont des déplacements plus courts.

Voies actives

Des mesures prises à Montréal durant la pandémie ont-elles retenu l’attention d’autres villes?

«Ils étaient très impressionnés par notre capacité à déployer des rues piétonnes et des pistes cyclables sécuritaires en aussi peu de temps», relate Mme Plante.

L’installation rapide de voies actives sécuritaires durant la pandémie n’a pas fait le bonheur de tous, des commerçants ayant critiqué l’initiative et le manque de consultation.

Les voies actives sécuritaires en place ont d’abord été installées pour «soutenir la distanciation», soutient Mme Plante.

«Maintenant, c’est temporaire, alors après ça, si on décidait d’aller de l’avant, on va consulter, on va s’adapter, mais je l’ai dit depuis le début: la COVID, c’était une crise exceptionnelle et il fallait avoir des mesures exceptionnelles.»

Selon la mairesse, mieux vaut expérimenter avec de nouvelles idées que de maintenir le statu quo.

Le rapport du C40 fait un lien entre la pandémie et l’urgence climatique, mettant aussi en garde contre «un retour au business as usual (continuité des affaires)».

La lutte aux changements climatiques passe par les villes, insiste Mme Plante, et «si le gouvernement du Québec veut atteindre ses cibles, c’est par Montréal que ça passe».

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