Fâchés de la mauvaise publicité | 24 heures
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Fâchés de la mauvaise publicité

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Photo Pierre-Paul Poulin

Quelques heures après s’être fait cibler par la Santé publique comme l’un des quatre bars problématiques dénombrant de nombreux cas de COVID-19, le Nacho Libre a reçu la confirmation qu’il ne constituait pas une menace, déplorent ses propriétaires.

« On s’était fait dire par la Santé publique dans une communication précédente qu’il n’y avait pas de raison de nommer personne, qu’il n’y avait personne à blâmer [...] Donc évidemment, on est déçus », explique Benoit Galipeault, copropriétaire du bar Nacho libre. 

Lundi dernier, les autorités ont pointé du doigt en conférence de presse quatre établissements où il y a eu une éclosion de COVID-19 depuis la réouverture des bars, dont le Nacho Libre à Montréal.

Or, quelques heures après, le bar a reçu la confirmation que sa courbe épidémique était « très rassurante », et qu’il ne représentait pas une menace à la santé de la population, confirme la Santé publique du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal . 

Transparent

Transparents « dès le jour un », les deux propriétaires ne comprennent pas pourquoi ils ont été nommés, eux qui se sont fait un devoir de fermer boutique, d’informer leurs clients et de faire tester tous leurs employés dès qu’ils ont découvert que l’un d’entre eux avait été déclaré positif. 

« On a fait ça de bon coeur, en avouant publiquement [via les réseaux sociaux] dès la première journée. Mais ce que ça nous donne, c’est d’être pointés du doigt comme si c’était nous qui avions créé le problème, alors que ce sont simplement des clients contaminés qui sont passés au bar », ajoute son collègue Pier Bourque. 

Depuis plus de 10 jours, il n’y a eu aucun cas positif rapportant la fréquentation du bar Nacho libre, ce qui suggère que l’éclosion ne générera plus de nouveaux cas, selon ce que leur a dit la Santé publique. 

Hors de danger

« On est complètement hors de danger. [...] L’équipe sur place est 100 % en santé, déclarée négative. C’est un peu malheureux, ça nous fait une mauvaise presse », poursuit M. Bourque, qui ne comprend pas pourquoi son bar a tout de même été nommé. Ils craignent que cette approche ne vienne décourager les tenanciers à informer publiquement leurs clients en cas d’éclosion. 

« Quand ils auront des cas, ça ne leur tentera pas de le dire publiquement, parce qu’ils vont se dire “si je le dis publiquement, ça va affecter ma business”. C’est une drôle d’approche de [la Santé publique].