Premier bilan des fermetures de commerces liées à la COVID-19 à Montréal | 24 Heures MTL
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Premier bilan des fermetures de commerces liées à la COVID-19 à Montréal

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Plus de quatre mois après le début de la pandémie au Québec, TVA Nouvelles a obtenu un premier portrait des fermetures de commerces qui se multiplient sur le territoire montréalais.

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Mais l’impact devrait réellement se faire sentir en septembre, après l’été, prédisent avec inquiétude et appréhension les associations de commerçants dans la métropole.

TVA Nouvelles a consulté une dizaine de Sociétés de développement commercial (SDC) de Montréal. Ces dernières recensent en moyenne de deux à quatre fermetures par artère commerciale depuis la mi-mars. 

C’est donc dire, de façon préliminaire, qu’une trentaine de fermetures de commerces ont déjà eu lieu à Montréal. Une situation principalement attribuable à la pandémie.

«Plusieurs commerces sont dans une situation difficile présentement. L’achalandage habituel sur les artères commerciales n’est pas au rendez-vous. En plus d’une baisse importante des ventes et du chiffre d’affaires, les commerçants sont confrontés à de nouvelles dépenses (achat de produits sanitaires, masques, désinfectant, sécurité, etc.) qui visent à protéger leur personnel ainsi que la clientèle», explique Billy Walsh, président de l’Association des SDC de Montréal.    

  • Écoutez l'entrevue de Billy Walsh avec Caroline St-Hilaire à QUB Radio:   

«Nous assistons à un changement important de comportement du consommateur en lien avec la crise de la COVID-19. Il y a évidemment une rationalisation des dépenses et le transfert d’une part importante des achats sur le web», ajoute-t-il. 

«Conséquence de ces changements de comportement, la relance ne semble pas profiter à tous. Les commerces de besoins essentiels réussissent à s’en tirer. Les autres commerces non essentiels comme les restaurants et les boutiques éprouvent plus de difficultés. Si des commerces situés sur des artères locales réussissent à limiter les dégâts, il en va autrement pour les artères de destination et les autres habituées d’attirer des travailleurs et professionnels.

Billy Walsh affirme qu’une baisse du chiffre d’affaires de 30% à 40% est présentement la norme. 

  • Écoutez l'entrevue avec Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, à QUB Radio:  

Il rappelle que plusieurs d’entre eux sont toujours en activité grâce à la subvention salariale fédérale. 

«Ainsi, l’automne pourrait s’avérer catastrophique pour plusieurs artères commerciales et cœurs de quartiers montréalais», conclut-il.

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Un entrepreneur sur 10 au Québec envisage de faire faillite

«En fin de compte, nous pourrons juger de l'intensité des conséquences de la pandémie et de l'efficacité des mesures d'aide gouvernementales pour y répondre en fonction du taux de survie des entreprises au Québec. Selon les données que nous avons en main actuellement, près d'un entrepreneur québécois sur dix envisage de faire faillite. C'est énorme et très inquiétant. Évidemment, c'est un scénario catastrophe et personne ne veut se rendre jusque là. C'est pourquoi la FCEI travaille sur une analyse plus détaillée pour l'ensemble de l'économie québécoise et canadienne que nous publierons sous peu.»

- Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Avenir sombre, selon un syndic de faillite

Chantal Gingras, présidente de Ginsberg Gingras, indique, pour sa part, à TVA Nouvelles que les gens d’affaires qui contactent son bureau «ont déjà jeté la serviette».

«Ils constatent malheureusement que leur relance est vouée à l'échec. Ils ont de gros problèmes à redémarrer leur entreprise. Il faut rappeler qu’ils continuaient à payer leur loyer sans faire de ventes. Les subventions et l’aide gouvernementale donnent un coup de pouce, mais certaines compagnies n’arrivent pas à recruter d’étudiants qui reçoivent la PCU. Je vous confirme que nous recevons énormément d’appels de commerçants qui regardent des scénarios pessimistes», détaille-t-elle.

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