Des itinérants campent près du centre-ville | 24 Heures MTL
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Des itinérants campent près du centre-ville

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On voit souvent des images d’itinérants vivant sous les ponts aux États-Unis. Mais la scène se déroule aussi à Montréal, sur la rue Notre-Dame Est, près de la rue Davidson et à deux pas du centre-ville.

Le phénomène s’est amorcé il y a environ trois semaines, quand un premier campeur a érigé sa tente et, ensuite, d'autres se sont installés. Ces derniers affirment que le phénomène risque de prendre l’ampleur considérant la fermeture de refuges temporaires dans des bâtiments municipaux et sportifs.

TVA Nouvelles a notamment rencontré un homme qui dort dans sa voiture depuis deux mois. «Ça commence à être dur, a-t-il confié. Des fois, je me paye un motel pour avoir un matelas, mais ça commence à être dur. Le mois prochain, je devrai être capable d’avoir un appartement si ce n’est pas trop cher.»

Un autre citoyen a expliqué que la crise du logement, en plus de celle de la COVID-19, l'oblige à camper maintenant près de la rue Notre-Dame Est.

«Je suis sur l'aide sociale, mon coloc était sur l'aide sociale, on avait 1700 $ à deux. Pendant deux mois, on a cherché et appelé. Pas de crédit, pas de voiture, pas 200 $ de linge sur le dos... pas de logement», a-t-il dit.

Les itinérants font preuve de débrouillardise pour s'orgasniser. Une douche a par exemple été fabriquée en faisant réchauffer de l'eau à l'intérieur de bouteilles de bière. TVA Nouvelles a pu constater que la propreté du site est maintenue par ses occupants.

La Ville de Montréal offre à ces citoyens des places dans les refuges. Or, plusieurs d’entre eux préfèrent vivre en marge de la société. D’autres souhaiteraient vivre en appartement, mais ils n’ont pas les moyens de payer le loyer.

On assiste également à l'apparition de nouveaux itinérants, des gens qui, pour toutes sortes de raisons, se retrouvent à la rue et ne connaissent pas encore bien les ressources à leur disposition, a fait savoir l’organisme CAP St-Barnabé.

«On a beaucoup de nouveaux itinérants qui ne savent pas comment ça se passe et qui ont la crainte du nouveau. Derrière tout ça, ce n’est pas évident d’admettre sa détresse. Pour certains, aller dans un refuse, c’est comme crier à l’aide», a souligné Frédéric Arene, qui est coordonnateur clinique adjoint au CAP St-Barnabé.

La Croix-Rouge est aussi présente pour offrir du soutien et de la nourriture. D’ailleurs, les repas, le midi, partent à la vitesse de l’éclair disent des intervenants sur le terrain.

Un appel à la générosité du public a été lancé. Vous pouvez faire parvenir vos dons à l’organisme CAP Saint-Barnabé.

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